Festival psy de Lorquin

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Date de création1977
LieuLorquin
Festival psy de Lorquin
Date de création 1977
Lieu Lorquin
Site web http://www.cnasm-lorquin.fr/index.php/festival-psy

Le Festival psy de Lorquin est créé en 1977. Au fil des ans, il est devenu un festival audiovisuel international consacré à la santé mentale. Il présente chaque année des œuvres réalisées l'année précédente, aussi bien par des professionnels de l'image que des professionnels du soin, des usagers que par des amateurs, des familles etc...

Le Festival psy de Lorquin est, dès ses premières éditions, un lieu reconnu d’échanges entre grand public, professionnels de l’image et professionnels de la santé.

Depuis 1995, il est organisé par le Centre National Audiovisuel en Santé Mentale (CNASM)

Débuts

Le festival de Lorquin est créé en 1976 par un groupe de personnes autour des docteurs Alain Bouvarel, pédopsychiatre et Roger Camar à l'hopital psychiatrique de Lorquin, une petite ville de Moselle. Depuis 1977, le festival a lieu chaque année, en mai ou juin. Alain Bouvarel dirige toujours le festival en 2022[1],[2].

Il porte tout à tour les noms de Festival Ciné Vidéo Psy, festival de cinéma psychiatrique puis festival international de Lorquin, et enfin Festival Psy de Lorquin. En 1998, le journal Libération le classe comme le festival le moins subventionné de France (150 000 FF pour 900 spectateurs à l'époque)[3].

Evolution

Si seulement quinze court métrages sont présentés lors de la 1ere édition, depuis au moins 1992, une moyenne de 150 documents sont proposés chaque année[4],[5],[2].

En 1992, le festival prend un caractère européen. Il est organisé avec des partenaires belges et néerlandais et se tient à Bruxelles. Cette édition compte une forte participation en provenance de pays étrangers[5].

En 2022, à l'occasion du quarantième anniversaire du festival, une rétrospective est organisée, avec la projection (souvent partielle) de 19 films sélectionnés[2].

Le Centre national audiovisuel en santé mentale

En 1995, le ministère de la Santé français prend sous sa tutelle le Centre National Audiovisuel en Santé mentale (CNASM), récemment créé. Le Centre a pour objectif « de mettre à disposition des professionnels et du grand public des outils audiovisuels d'information, de sensibilisation, de recherche et de formation destinés aux partenaires de la santé publique. ». Le CNASM organise désormais le festival[6].

Programmation

Les œuvres présentées au festival sont des documentaires et des fictions et traitent de la santé mentale et des questions de société qui lui sont liés. le Festival aborde la psychiatrie dans un sens très large et propose également des films sur des sujets tels que l’inceste ou la délinquance juvénile. Le crime quotidien, primé en 1997, fait partie de ces films abordant des sujets de société qui touchent un large public. Nina Toussaint, réalisatrice professionnelle, y filme Zoé, victime de maltraitance et d’inceste de la part de son père pendant 18 ans. Les faits sont désormais prescrits et Zoé revient sur les lieux, se remémore et raconte des crimes qui ne seront jamais punis.

Au début du festival, il s'agit surtout de films réalisés par des professionnels de la santé mais, rapidement, des films réalisés par des professionnels du cinéma apparaissent dans la programmation et, parfois aussi des films réalisés par des malades ou leurs proches. Les formats sont initialement en super 8, un peu de 16 mm et quelques diaporamas. Le public est constitué de professionnels de la psychiatrie mais aussi d’usagers, de professionnels du cinéma et de cinéphiles[2],[7],[8],[9].

En plus des projections, le festival organise des débats, colloques, expositions .. afin de favoriser les échanges[8].

Quelques films primés

1978

Une matinée à Janet II , réalisé en secret par un groupe d’infirmières dans un pavillon de psychogériatrie. Le film montre, sans paroles, les terribles conditions dégradantes de soins des patientes et pénibles de travail du personnel[2].

1980

Cet homme derrière la vitre, de Jacques Zelnio et Christian Deloeuil, est un témoignage, réalisé entièrement en dehors du circuit psychiatrique, d'un individu coincé entre la société, la famille, l'institution psychiatrique et lui-même[10],[11].

1983

Le film Des grilles dans la tête, réalisé par Guy Lejeune et Françoise Wolff, montre un lieu de vie alternatif pour enfants psychotiques qui leur donne une possibilité d'épanouissement, où chacun vit à son rythme, sans maltraitance[12].

1997

Le crime quotidien de Nina Toussaint, traite de maltraitance et d'inceste. La victime, Zoé revient sur les lieux de son enfance, se remémore et raconte des crimes qui ne seront jamais punis car prescrits[2].

2018

Douvan, Jou Kaleve (Le jour se lèvera) est un film haïtien de Gessica Généus. La réalisatrice évoque sa propre histoire, en quête d’explications au sujet de la maladie mentale qui touche sa mère[13].

Prix

Le festival Psy de Lorquin décerne des Clefs d'or et des Clefs d'argent. Certaines années des prix complémentaires sont attribués : en 1991, un prix " spécial télévision " est décerné aux grandes chaînes européennes, en 1993 et 1994, un prix récompense des œuvres consacrées à l'insertion professionnelle des personnes handicapées mentales[7],[8]. Parfois un prix spécial du jury ou des Coups de cœur[14]. Les jurys sont composés de professionnels (psychiatres, artistes ou encore documentalistes), indépendants des organisateurs[11].

Au début de années 1980, les prix décernés par le festival, sont des entonnoirs[1].

Postérité

Le directeur du festival, a déposé à la Bibliothèque Nationale de France en 2020 une partie des films diffusés au Festival Psy de Lorquin depuis les années 1980. Ce fonds est constitué de près de 1800 supports en cours de numérisation[2].

Bibliographie

Voir aussi

Références

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