Fethi Ghares
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Fethi Ghares, né le à Alger, est un homme politique algérien. Membre du Mouvement démocratique et social interdit en 2023, il est condamné et emprisonné à plusieurs reprises en particulier pour des critiques à l'encontre d'Abdelmadjid Tebboune, président de la République.
Fethi Ghares rejoint le Mouvement démocratique et social (MDS) en 1998 lors de sa création, alors qu'il est étudiant à l'institut agricole de Mostaganem ; il fait partie du bureau national du mouvement. En 2013, Fethi Ghares devient le porte-parole officiel du MDS[1],[2].
Fethi Ghares affirme que Frantz Fanon est la personnalité intellectuelle qui l'a le plus influencé[3]. En , il assure qu'il est « l'avocat de la liberté de conscience (et que) la séparation du politique et du religieux doit être consacrée dans la constitution »[4].
Il se déclare candidat lors du premier processus électoral de l'élection présidentielle de 2019 avec le MDS, sans toutefois déposer de dossier[5],[6]. Dans le contexte des manifestations de 2019, il renonce à se présenter[7], demandant « le départ préalable de toutes les figures qui incarnent le système actuel » et la formation d'un « présidium composé de quatre à cinq personnalités indépendantes et consensuelles (puis) l’installation d’un gouvernement de transition, composé également de compétences nationales et non partisanes, qui auront à gérer les affaires courantes du pays »[8].
Le , Fethi Ghares est arrêté chez lui (au Gué de Constantine, près d'Alger) par des policiers en civil. Le Comité national pour la libération des détenus indique dans un communiqué, qu'après un passage au commissariat, Fethi Ghares est reconduit chez lui pour une perquisition et une fouille de son domicile, avant d'être emmené vers une destination inconnue de ses proches[9]. Le , Fethi Ghares est placé sous mandat de dépôt par le juge d'instruction près tribunal de Bainem[10]. Son procès, initialement prévu le , est reporté au de la même année[11]. Le , il est condamné à deux ans de prison, pour « atteinte à la personne du président de la République, outrage à corps constitué, diffusion de publications pouvant porter atteinte à l’intérêt national, diffusion d’informations pouvant porter atteinte à l’unité nationale et diffusion d’informations pouvant porter atteinte à l’ordre public ». Cette condamnation suscite des réactions d'indignation dans l'opposition au pouvoir en place[12]. En , sa peine est ramenée à 6 mois d'emprisonnement en appel, ce qui permet alors sa sortie de prison[13]. Il témoigne alors des conditions de sa détention dans la prison d'El-Harrach : « On ne sort jamais indemne de cette prison du Moyen-Âge. C’est un univers qui broie et brise toute personne qui y fait son entrée »[14].
Le MDS est interdit en [15].
Le mardi , des policiers arrêtent de nouveau Fethi Ghares et l'emmènent dans un lieu inconnu, selon son épouse et le Comité national pour la libération des détenus (CNLD). Cette arrestation a lieu à environ 15 jours de l'élection présidentielle du 7 septembre où le président Tebboune brigue un deuxième mandat[16],[17]. Lui et son épouse sont poursuivis pour plusieurs infractions dont « perturbation de l'élection »[18].
Le , il est inculpé pour « outrage au président » et « diffusion de fausses informations et d’un discours de haine à travers des publications sur les réseaux sociaux », puis est libéré de prison et placé sous contrôle judiciaire étroit[19]. Cette arrestation intervient dans un contexte de grande tension entre le pouvoir et ses opposants à l'approche des élections présidentielles du [20]. Il est condamné à un an de prison en et à un dédommagement symbolique d’un dinar au président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui s’est constitué partie civile dans l’affaire. Son épouse est condamnée à six mois de prison avec sursis[21].
Le , il est arrêté à son domicile pour, selon les renseignements obtenus par son épouse, « offense au président de la République, Abdelmadjid Tebboune »[22]. Reconnu coupable d'« outrage à corps constitué » et de « diffusion de fausses informations portant atteinte à l’ordre public et à la sécurité nationale », il est condamné en octobre à deux ans de prison ferme ainsi qu'à une amende de 300 000 dinars. Il reste en liberté provisoire jusqu'au jugement en appel[23],[24].
Vie privée
Fethi Ghares est marié avec Messaouda Cheballah (membre du secrétariat exécutif du MDS)[25]. Il a également été acteur dans les films du réalisateur Tariq Teguia, dont un premier rôle dans le long-métrage Révolution Zendj[26].
Références
- ↑ « Avec moi toutes les injustices issues de la décennie noire seront réparées », sur El Watan
- ↑ « Entretien avec Fethi Ghares premier candidat déclaré à la présidentielle de 2019 », sur TSA
- ↑ (ar) « مرشح « الأمدياس » للرئاسيات يتحدث عن « العهدة الخامسة » وحقيقة علاقته بالفيس المحل », sur Tassili TV,
- ↑ Algérie : Fethi Ghares, l’homme qui veut dépoussiérer la gauche, site jeuneafrique.com, 28 mai 2018.
- ↑ « Fethi Ghares la promesse d'une Algérie émancipée », sur L'Humanité
- ↑ « Le candidat du MDS Fethi Gheras entame les démarches administratives », sur El Watan
- ↑ Présidentielle : Le candidat du MDS Fethi Ghares entame les démarches administratives, El Watan, 21 janvier 2019.
- ↑ Après les propos d’Ahmed Gaïd Salah sur le maintien de l’élection présidentielle : La riposte du peuple, El Watan, 24 mai 2019.
- ↑ « Fethi Ghares, président du MDS, arrêté chez lui (CNLD) », sur ObservAlgerie.com (consulté le )
- ↑ « URGENT : Fethi Ghares placé sous mandat de dépôt (CNLD) », sur ObservAlgerie.com (consulté le )
- ↑ « Algérie. Fethi Ghares, incarcéré pour ses idées », sur L'Humanité, (consulté le )
- ↑ Condamnation de Fethi Ghares : les réactions de l’opposition, site tsa-algerie.com, 9 janvier 2022.
- ↑ Sa peine a été réduite en appel à six mois ferme : Fethi Ghares, coordinateur du MDS, quitte la prison, site elwatan-dz.com, 23 mars 2022.
- ↑ Farid Alilat, « Algérie : Fethi Ghares raconte la prison d’El Harrach », sur Jeune Afrique, (consulté le )
- ↑ « Algérie: l’opposant Fethi Ghares remis en liberté sous contrôle judiciaire », sur Mediapart, (consulté le )
- ↑ « Arrestation de l’opposant algérien Fethi Ghares - Jeune Afrique.com », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
- ↑ Yacine K, « Fethi Ghares (coordinateur du MDS) enlevé ! », sur Le Matin d'Algérie, (consulté le )
- ↑ Fethi Ghares retenu au commissariat central d’Alger, site lematindalgerie.com, 28 août 2024.
- ↑ « L’opposant algérien Fethi Ghares remis en liberté sous contrôle judiciaire - Jeune Afrique.com », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
- ↑ « En Algérie, les arrestations pour délit d’opinion se multiplient à l’approche de la présidentielle », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Fethi Ghares et son épouse condamnés à prison ferme pour avoir entravé le processus électoral, site algerie360.com, 19 janvier 2025.
- ↑ Fethi Ghares, coordinateur du Mouvement démocratique et social (MDS), a été arrêté chez lui ce lundi, site lematindalgerie.com, 29 septembre 2025.
- ↑ « Fethi Gharès condamné à deux ans de prison ferme », sur Le Matin d'Algérie, (consulté le )
- ↑ « Algérie : un opposant de gauche condamné à deux ans de prison ferme pour outrage au président », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « Mouvement démocratique et social (MDS) : L’incarcération de Fethi Ghares suscite une vague d’indignation | El Watan », sur www.elwatan.com (consulté le )
- ↑ « « Révolution Zendj » : sous la poussière, les braises des soulèvements passés », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )