Feux du ciel
From Wikipedia, the free encyclopedia
Feux du ciel est un recueil de nouvelles écrites par l'As français Pierre Clostermann et publié en 1951. Il présente des histoires courtes sur les aviateurs de la Seconde Guerre mondiale et leurs machines.
Ce livre se veut un témoignage des épreuves subies par les aviateurs du monde entier et leurs sacrifices au nom des systèmes politiques. L'auteur narre aussi bien le sacrifice ignoré des aviateurs français durant la bataille de France, les épreuves des aviateurs américains durant la guerre du Pacifique ou britanniques à Malte que la mort des talentueux as allemands au nom de la sauvegarde du nazisme durant la fin de la guerre, ou encore le sacrifice des escadrilles de la Royal Air Force, formées d'aviateurs Polonais, pour tenter de soutenir la résistance polonaise à Varsovie alors que les SS massacraient les Polonais sous les yeux des Russes. Feux du ciel représente un témoignage bien documenté et vibrant du quotidien des aviateurs durant la Seconde Guerre mondiale.
Chapitre 1 : Maestricht
- Attaque d'une colonne blindée allemande par des Breguet Br.693 français le à Maastricht. Récit très précis mentionnant cependant les canons quadruples de 20mm qui n'entreront en service que fin 1940. Par ailleurs, il est dit que «chaque bataillon allemand qui passe installe des renforts de Flak», alors qu'aucun bataillon n'a de DCA organique.
Chapitre 2 : Bataan
- Récit de l’héroïque résistance des soldats américains et philippins face aux Japonais à Bataan. Mention de fusils japonais de 25mm qui n'ont jamais existé.
Chapitre 3 : Une journée à Malte
- Récit de la première mission de combat du pilote canadien Georges "Screwball" Beurling à Malte en 1942. Les victoires imputées à Beurling par le récit sont contraires aux faits[1].
Chapitre 4 : L'amiral Yamamoto
- Récit de la mission des Lockheed P-38 Lightning du Squadron 339 lors de l'opération Vengeance visant à abattre l'amiral Isoroku Yamamoto, en inspection au-dessus des îles Salomon, à bord d'un Mitsubishi G4M1 Betty le . Amiral, Yamamoto n'utilisait pas un Ki-21 Sally de l'Armée mais un G6M1-L der la Marine
Chapitre 5 : Le Colonel Pijeaud
- Récit de la dernière mission du colonel Charles Pijeaud sur un Bristol Blenheim à Gambut le .
Chapitre 6 : Tempête sur Varsovie
- Récit d'une mission d'un équipage commandé par le Flight Lieutenant polonais Chmiel à bord d'un Handley Page Halifax pour aller approvisionner la résistance polonaise alors écrasée par les SS lors de l'insurrection de Varsovie.
Chapitre 7 : Le crépuscule des dieux
- Récit de la dernière mission des Messerschmitt Me 262 contre un raid de B-17 et de B-24 le au-dessus de Hanovre, histoire plausible mais certainement imaginaire car du pilote on ne donne que le prénom : Hans. Son unité est également inconnue.
Chapitre 8 : Max Guedj
- Récit de la dernière mission du pilote français Max Guedj visant à détruire un pétrolier allemand dans Rombacks Fjord le sur un De Havilland DH.98 Mosquito Mk XVI. En fait, le commandant Max Guedj est mort en attaquant un navire immobilisé dans le port de Leirvik. Par ailleurs le navigateur de Max Guedj n'est jamais nommé et on nous raconte ce qui se passe dans le poste de pilotage (destruction du collimateur !) comme si un témoin avait pu survivre.
Chapitre 9 : Sous le signe du vent divin
- Récit de la dernière mission kamikaze de la guerre, le sur Okinawa. L'amiral Fukada semble n'avoir jamais existé. Le porte-avions que les autres kamikazes auraient mis à mal (description détaillée des dégâts et pertes américaines) était à cette date en train de livrer des avions aux Aléoutienne Conclusion :
- En résumé, Clostermann rend très bien l'ambiance de la vie des aviateurs participant au conflit mais l'exactitude historique des épisodes relatés semble quelque peu approximative. Enfin, il affirme en introduction avoir consulté 100 000 documents et rapports, ce qu'aucun historien sérieux ne croira. Son autre livre, Le grand cirque se présente comme un journal mais ne donne aucune date et dans son descriptif des avions allemands il mentionne un «Henschel 162» alors qu'il s'agit en réalité du Heinkel 162, erreur jamais corrigée malgré les nombreuses rééditions de l'ouvrage