Fidai Mahaz
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Fondation
Le Fidai Mahaz fut constitué par d’anciens affiliés aux talibans ainsi que par d’anciens partisans du Front Mollah Dadullah[2]. Ces derniers avaient manifesté une profonde désillusion à l’égard de la direction talibane sous la houlette du mollah Akhtar Mansour, notamment à la suite des négociations de paix entreprises avec le gouvernement de Kaboul. Cette désaffection fut également suscitée par l’établissement d’un bureau politique au Qatar et par la sollicitation d’un appui venant de l'Iran[2],[1].
Le chef du groupe, le mollah Najibullah, a affirmé que les desseins de sa faction étaient clairement définis : mettre un terme au processus de paix engagé entre les insurgés et le gouvernement afghan, ainsi que poursuivre la lutte armée contre le pouvoir en place à Kaboul et les forces de l'OTAN jusqu’à leur retrait définitif du territoire afghan[1].
Guerre en Afghanistan
Selon des sources issues des services de renseignement afghans ainsi que des responsables talibans, le groupe Fidai Mahaz serait à l'origine de la tentative d'attentat-suicide contre le consulat indien dans la ville de Jalalabad, à l'est du pays, au début de l'année 2013. L'opération, finalement infructueuse, n'aurait pas atteint son objectif[1].
Le , le groupe Fidai Mahaz a revendiqué l’assassinat du journaliste britannico-suédois Nils Horner. Dans une déclaration en anglais, son porte-parole, Qari Hamza, a qualifié la victime d’« espion du MI6 », lui imputant ainsi des activités d’espionnage au profit des services secrets britanniques[3],[4],[5].
En 2020, le groupement exprima son désaveu à l’égard de l’accord de paix conclu à Doha entre les mandataires américains et le chef des talibans, Abdul Ghani Baradar[6].
À la suite de la prise de pouvoir par les talibans, le mollah Abdul Qayyum Zakir ainsi que Sadr Ibrahim, initialement désignés pour diriger le mouvement, se virent attribuer les fonctions de vice-présidents au sein du premier cabinet intérimaire taliban[7].