Figures (Staël)
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| Artiste | |
|---|---|
| Date | |
| Type |
Huile sur toile |
| Dimensions (H × L) |
162 × 114 cm |
| Localisation |
Figures est une huile sur toile peinte par Nicolas de Staël en 1952-1953 à Paris. Elle est répertoriée à cette date dans le catalogue raisonné de Françoise de Staël sous le n° 577. Elle apparaît dans l'œuvre du peintre comme une continuité dans sa recherche sur le nu en 1953, après Les Indes galantes (Staël I).
Il amorce ici une longue série d'études dont une douzaine est répertoriée sur le catalogue raisonné, juste avant le Portrait d'Anne[note 1], suivi des nus les plus appréciés de l'artiste, réalisés pendant les deux dernières années de sa vie, et qui ont été vendus à des prix très élevés comme Nu debout (Staël I), (1953) et Nu couché (Nu), (1954).
Staël travaille sous la pression de Paul Rosenberg, qui attend de lui une exposition remarquable, et pour laquelle le peintre répond au galeriste : « Je suis de votre avis, [cette nouvelle exposition] elle doit être tout à fait différente de celle qui a eu lieu chez Knoedler l'année précédente[2]. »
Le marchand d'art, en bon commerçant, a fait déjà monter l'importance de l'évènement par un entretien avec le critique d'art Henry Mc Bride, dans la revue Art News intitulé « Paul Rosenberg and his private stock », New York, . Quand le journaliste lui demande s'il y a un jeune peintre pour lequel il prendrait beaucoup de risques aujourd'hui, Rosenberg déclare de toute sa hauteur : « Oui, il y en a un : de Staël[2]. »
Les nus de la même année
Dans l'énorme production de paysages, natures mortes, bouteilles, que le peintre réalise cette année-là pour enrichir le stock Rosenberg, apparaissent aussi ses recherches sur le nu. Dans ces œuvres, la femme dénudée est d'abord floutée. Elle peut apparaitre sur un fond d'aplats de couleurs vives, fins, où la peau est évoquée par une nuance blanc bleuté comme dans Nu : une inconnue, nu couché, huile sur toile, 97 × 146 cm[3], puis plus nette, dans des tons de gris, placée de trois quarts comme dans Nu debout (Staël I), huile sur toile, 146 × 89 cm[4], dans lequel la silhouette de la femme en gris, barrée d'une rayure de rose et brun, est plus clairement identifiable à un nu, à un moment où Staël écrit à Rosenberg : « Les nus partis à New York pour ouvrir mon exposition ont atteint par brefs instants un tel degré de chaleur communicative que la terre n'est plus que boue[5] ».
Selon Daniel Dobbels, cette barre est comme un trait de boue qui serait remonté dans la fougue de Staël[6]. C'est cette toile, Nu debout (Staël I), 1953, huile sur toile, 145 × 89 cm, collection particulière, Zurich[7] qui a, en 2013, été vendue au prix de 4,9 millions d'euros comme l'annonce le journal suisse Tribune de Genève[8].
Staël continue sa recherche sur les nus avec un travail sur les formes et les couleurs : Femme assise (Staël), huile sur toile, 114 × 162 cm[9], peinte à Ménerbes, disparaît presque complètement derrière une fine couche de bleu[10], tandis que pour Nu Jeanne, (Nu debout), huile sur toile, 147 × 97 cm[11], Staël reprend le traité de Les Indes galantes (Staël I) avec une femme de dos dont on distingue bien la chevelure longue.