Fils royal de Koush
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Le Fils royal de Koush, vice-roi de Koush ou vice-roi de Nubie, est une des fonctions les plus importantes de l'administration royale de l'Égypte du Nouvel Empire, soit la troisième après celles des vizirs de Basse et de Haute-Égypte. Cette fonction apparaît avec l'annexion de cette région par les pharaons de la XVIIIe dynastie.
Parfois attribué à un membre de la famille royale, ce poste, qui s'apparente à celui de gouverneur d'une province ou de préfet de région, était étroitement lié à l'armée. Celle-ci contrôlait cette région du Soudan. Elle fut le théâtre fréquent de rébellions matées le plus souvent lors d'expéditions punitives dont le but était de garantir les routes commerciales et l'accès aux mines d'or de la région, deux poumons économiques capitaux pour la civilisation égyptienne d'alors.
L'Égypte d'alors étendait son influence de la 4e cataracte non loin de Kourgous aux rives de l'Euphrate, et seule cette partie nubienne de l'empire, qui subit de fait une véritable colonisation de la part des Égyptiens, fut gouvernée par un tel système. Dans les autres parties de l'empire sous contrôle égyptien, l'administration pharaonique se contenta le plus souvent de favoriser les roitelets locaux, un peu sous la forme de protectorats.
L’Égypte semble perdre le contrôle de la vice-royauté de Nubie sous Ramsès XI, lors de la rébellion de Panéhésy, pendant laquelle les armées de Ramsès XI n'ont jamais réussi à reconquérir la région. Durant la Troisième Période intermédiaire, les derniers individus portant ce titre ont probablement exercé des responsabilités sur les échanges avec l'entité politique nubienne issue de la vice-royauté, puis avec l'émergent Royaume de Koush[1].