First Solar
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| First Solar | |
| |
| Création | 1999 (en tant que First Solar Holdings, LLC) |
|---|---|
| Fondateurs | Harold McMaster (en) |
| Forme juridique | société par actions cotée au NASDAQ |
| Action | NASDAQ (FSLR) |
| Siège social | Tempe (Arizona) |
| Direction | Mark Widmar (2016) |
| Actionnaires | voir tableau détaillé |
| Activité | Industrie solaire |
| Effectif | 6 400 environ en 2019 |
| Site web | www.firstsolar.com |
| Capitalisation | 26 012 millions USD en janvier 2026 |
| Chiffre d'affaires | 2 244 millions USD en 2018 |
| Résultat net | 144 millions USD en 2018[1] |
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First Solar est une entreprise américaine fabriquant des panneaux solaires et l'un des leaders mondiaux dans ce domaine.
Les sites de production de First Solar sont situés aux États-Unis, en Malaisie et en Allemagne[2]. En 2011, la capacité cumulée de production dépassait cinq gigawatts-crête (GWc). À l’échelle mondiale, First Solar est l'un des plus importants fabricants de panneaux photovoltaïques grâce à une technologie à couche mince semi-conductrice à base de tellurure de cadmium (CdTe). Cette technologie brevetée offre un rendement énergétique plus élevé que le silicium traditionnel[3] et s’avère beaucoup moins coûteuse. Les panneaux photovoltaïques à base de tellurure de cadmium à couche mince bénéficient de la plus faible empreinte carbone de toutes les sources énergétiques, après l'éolien[4]. First Solar est en outre la première entreprise du secteur solaire à être parvenue à réduire ses propres coûts de production à hauteur de 0,74 dollar par watt[5] (). En , la société a annoncé qu’elle prévoyait d'abaisser le coût de production par watt d'ici 2014 à un niveau compris entre 0,52 et 0,63 dollar[6]. En , son coût de production atteint déjà 0,67 dollar par watt[7]. First Solar a construit quelques-uns des plus grands sites photovoltaïques au monde[8].
Leur réseau de distribution des panneaux solaires couvre plus de 39 distributeurs et des grossistes, à travers plus de 12 différents pays[9].
Histoire
First Solar a été fondé en 1999 à Tempe, en Arizona (États-Unis). L’entreprise est née à la suite de la vente de Solar Cell Inc. (SCI) à True North Partners (une entreprise appartenant à la famille Walton, fondatrice de Walmart). First Solar est actuellement dirigé par Michael J. Ahearn, qui fut aussi son premier PDG. L’exploitation commerciale des panneaux photovoltaïques a débuté en 2002, puis l’entreprise s’est développée avec la mise en place d’une nouvelle chaîne de production à Perrysburg (Ohio) et de quatre autres en Allemagne.
En 2006, First Solar a atteint un rythme annuel de production de 100 MW. La même année, l'entreprise a annoncé la construction de 16 nouvelles lignes de production à Kulim, en Malaisie et a fait son entrée à la Bourse technologique du NASDAQ, où elle est toujours cotée[10]. En 2009, First Solar a investi dans deux nouvelles usines en Malaisie, chacune constituée de 4 lignes de production.
À l’été 2009, l’entreprise a annoncé sa volonté de construire un site de production en France : l’usine de Blanquefort, en Aquitaine, devait représenter le plus grand centre de production de panneaux photovoltaïques français et contribuer à la création de quelque 400 emplois. Le , la création de cette usine a été suspendue, à la suite des incertitudes liées aux changements intervenus dans la politique française en matière d'énergies renouvelables. Pour First Solar et son partenaire EDF Énergies Nouvelles (EDF EN), les conditions politiques actuelles ne permettent pas de bénéficier de la visibilité et du cadre légal nécessaires à la réalisation d'investissements de grande ampleur.
En 2011, First Solar a démarré la construction d'un nouveau site de production aux États-Unis (Arizona).
En , l’entreprise a créé en son sein une entité dédiée aux systèmes de distribution d’énergie afin de répondre aux besoins du marché des systèmes et solutions photovoltaïques à grande échelle. Tout en continuant à commercialiser panneaux solaires et projets clés en main - incluant ingénierie, processus d’achat, construction, opérations et services d'entretien -, cette entité a vocation à apporter son soutien aux fournisseurs d’énergie sur la base d'un modèle économique intégré, fondé sur son portefeuille de produits.
En 2010, First Solar a également fait son entrée au sein de l'indice boursier S&P 500. C’est la première fois qu’une entreprise du secteur solaire intègre cet indice.
En , First Solar a annoncé la restructuration de ses activités au niveau mondial[11]. En Allemagne, le site de Francfort-sur-l'Oder sera fermé d'ici fin 2012. Cette réorganisation des activités doit permettre de mieux adapter l'offre aux besoins du marché et de réduire les coûts de First Solar de 30 à 60 millions de dollars en 2012.
Principaux actionnaires
Au [12]:
| Lukas T Walton | 21,3% |
| The Vanguard Group | 6,58% |
| Baillie Gifford & Co. | 6,14% |
| Farhad Fred Ebrahimi | 6,14% |
| Capital Research & Management | 5,69% |
| Wellington Management | 4,40% |
| Artisan Partners | 3,05% |
| Maverick Capital | 2,85% |
| Carmignac Gestion | 2,43% |
| BlackRock Fund Advisors | 2,38% |
Production
En , First Solar a établi un nouveau record mondial en atteignant une efficacité de conversion de 17,3 % pour ses panneaux solaires à base de tellurure de cadmium. Validé par le laboratoire national des énergies renouvelables américain (NREL)[13], ce record dépasse celui de 16,7 % établi par l'entreprise en 2011. En , les panneaux First Solar ont encore amélioré leur efficacité à hauteur de 14,4 %[14].
Ils ont en outre reçu en la certification internationale 61701 IEC qui confirme que cette technologie à couche mince peut être utilisée sous diverses conditions d'exploitation, y compris en milieu côtier[15].
Au premier trimestre 2012, les capacités de production de First Solar s'élève à 70 MW par ligne de fabrication et le rendement de conversion photovoltaïque moyen par panneau, à 12,4 %, soit une augmentation significative par rapport à 2003 où le rendement moyen était d'environ 7 %. En , l'entreprise a prévu une diminution de sa production pour 2012 de 1,68 GW, du fait de la surcapacité observée sur le marché mondial[11].
Recyclage
First Solar est la première entreprise de l’industrie photovoltaïque à mettre en œuvre un programme de collecte et de recyclage préfinancé de ses panneaux photovoltaïques[16]. Les propriétaires de panneaux First Solar peuvent à tout moment demander à l'entreprise de les récupérer et de les recycler[17]. Selon First Solar, jusqu’à 95 % du matériel semi-conducteur peut être récupéré dans le cadre d’un circuit de recyclage fermé et servir à construire de nouveaux panneaux photovoltaïques. Le verre peut également être réutilisé à 90 % pour fabriquer d’autres produits. Le programme est financé par une contribution intégrée au prix de vente des panneaux. Cette contribution est versée sur un compte dédié et soumis à un contrôle indépendant. Le recyclage des panneaux s'en trouve ainsi assuré sur le long terme, indépendamment de First Solar. Hormis ce système propre à First Solar, la plupart des fabricants européens se sont engagés, comme First Solar, au sein de l’association professionnelle PV Cycle, à mettre en place un système de collecte et de recyclage des panneaux, quelle que soit leur marque. Les entreprises assument ainsi leurs responsabilités pendant toute la durée de vie des panneaux et, conformément au principe de conservation des ressources naturelles, font leur possible pour garantir leur réutilisation[18].
Développement
First Solar vend ses produits à des promoteurs de projets photovoltaïques, des intégrateurs de systèmes photovoltaïques et des organismes publics. C’est en Allemagne que les ventes ont démarré le plus rapidement grâce à la politique de ce pays en faveur des énergies renouvelables et plus particulièrement de l’énergie solaire mise en place en 2000 (Loi sur les sources d’énergies renouvelables).
En Amérique du Nord et en Australie, First Solar développe également un certain nombre de projets. L'entreprise a déjà construit une centrale solaire de 21 MW à Blythe, en Californie, ainsi qu'une centrale solaire de 80 MW à Sarnia en Ontario (Canada). Le site de Sarnia fait figure de plus grand parc solaire du Canada.
Deux des plus grands sites solaires du monde, représentant chacun 550 MW, sont actuellement développés en Californie par First Solar : la ferme solaire Topaz et celle de Desert Sunlight. À eux deux, ces projets fourniront l'électricité nécessaire à 320 000 foyers californiens, évitant l'émission d'environ 600 000 tonnes métriques de CO2 par an, soit l'équivalent de plus de 100 000 voitures évitées sur la route.
First Solar a par ailleurs noué plusieurs partenariats à travers le monde. En 2007, des contrats ont été signés avec EDF EN, Séchilienne-Sidec, Rio Énergie et Sun Edison[19],[20]. Ils viennent s’ajouter aux partenariats conclus avec Belectric, Colexon Energy AG, Conergy AG, Gehrlicher Umweltschonende Energiesysteme GmbH, Juwi Solar GmbH[21] et Phoenix Solar AG. En , First Solar a également conclu un accord avec Pfalzsolar GmbH et la société italienne Energy Resources. En 2010, First Solar s'est associé au projet Desertec[22], qui vise à construire de vastes centrales solaires en Afrique du Nord. Celles-ci produiront de l'électricité aussi bien pour la consommation locale que pour l'exportation vers l'Europe. En 2010 et 2011, First Solar a signé des accords de fourniture de panneaux solaires pour des projets locaux avec les leaders indiens ACME Tele Power Ltd. et Moser Baer India Ltd[23].En , First Solar et China Power International New Energy ont signé un contrat de coopération pour des projets potentiels en Chine, aux États-Unis et sur d’autres marchés internationaux.
First Solar en France
En France, First Solar mène à bien plusieurs projets de centrales solaires au sol et en toiture. Parmi les projets déjà construits figurent les sites de Narbonne, Bourgbarré, Lunel, Sainte-Tulle, Manosque, Romilly-sur-Seine, Valderoure, Bouloc, Puyloubier, Fabrègues, Saint-Amadou-Sarabanis, Gabardan[24], Verneuil-Charrin[25]. First Solar est également présent commercialement en France et travaille avec plusieurs partenaires, dont EDF Énergies Nouvelles[26], Séchilienne Sidec[27], AES Solaire France, Gehrlicher Solar AG[28], Juwi Solar GmbH, Belectric, Phoenix Solar AG, Conergy[29], Sorgenia SpA et Photosol[30],[31].
En 2009, First Solar et son partenaire EDF Énergies Nouvelles avaient annoncé leur intention de construire la plus grande usine de panneaux photovoltaïques de France, à Blanquefort, en Aquitaine. Ce projet a été abandonné en à la suite de changements significatifs intervenus dans la politique du Gouvernement français en matière d'énergie solaire.
First Solar s'engage en faveur du développement durable
En , le CLER (Comité de Liaison des Énergies Renouvelables) a conclu un partenariat de trois ans avec First Solar dans le but de conduire ensemble un certain nombre d'actions de promotion et d’optimisation du secteur des énergies renouvelables en France. En , le CLER a édité un guide[32] sur l'intégration des parcs solaires dans l'environnement.
En 2010, First Solar et la Fondation Nicolas-Hulot ont signé un partenariat ayant pour objet la préservation de la nature et le développement durable[33]. En , la Fondation a publié "État des lieux et analyse: l'énergie solaire photovoltaïque"[34] un tableau de bord de l'énergie solaire photovoltaïque.
En 2010, First Solar a par ailleurs évalué l'impact des parcs solaires sur la biodiversité locale, en partenariat avec une association allemande de protection de l'environnement (Deutsche Umwelthilfe), l'Agence allemande des Énergies Renouvelables (AEE) et d'autres parties prenantes. Le fait que la faune et la flore aient pu bénéficier de conditions favorables sur des sites photovoltaïques - lorsque ceux-ci respectent certaines pratiques responsables - constitue l'un des principaux enseignements de cette étude. Les résultats sont disponibles sur le site Internet de l'Agence allemande des Énergies Renouvelables (AEE)[35].
