First Wap

entreprise de cybersurveillance From Wikipedia, the free encyclopedia

First Wap est une entreprise de cybersurveillance via logiciel espion enregistrée en Indonésie, fondée en 1999 par l'autrichien Josef Fuchs (ancien employé de Siemens et de Telkomsel) et le français Pascal Lalanne, avant son départ en 2004.

Une antenne-relais de téléphonie mobile, qui pourrait être utilisée pour géolocaliser les victimes du logiciel Altamides de First Wap.

Histoire

Elle a d’abord exercé dans le domaine de la messagerie électronique par SMS, avant de se spécialiser dans des technologies de surveillance des réseaux de télécommunications. Son produit phare, Altamides (anciennement FastTrax), permet la géolocalisation de téléphones mobiles, l’interception de SMS et d’appels, et exploite des accès aux protocoles de signalisation (notamment SS7 connu pour ses faiblesses de sécurité), sans installation de logiciel sur l’appareil lui-même. First Wap aurait utilisé des interconnexions avec des opérateurs tels que Telecom Liechtenstein (de) pour rendre ses requêtes de localisation plus discrètes[1].

Les révélations issues de l’enquête « Surveillance Secrets », menée par Lighthouse Reports et auquel ont participé 14 journaux, relayées notamment par Le Monde et 24 Heures, indiquent qu’Altamides aurait été employé depuis 2007 pour surveiller au moins 14 000 numéros dans 168 pays, dont des journalistes, des avocats, des cadres de grandes entreprises, des militaires, des entrepreneurs et des artistes, générant plus de 1,5 million de requêtes, souvent de façon illégale[1],[2]. En Suisse, environ 120 numéros figurent dans ces données : la plupart sont liés à des secteurs tels que la finance, les télécommunications ou la sécurité informatique, sans personnalités publiques identifiées. Quelques appareils ont été localisés de façon répétée, jusqu’à plus de 150 fois, ce qui laisse penser des usages soutenus au-delà de simples démonstrations ou tests[3].

First Wap a été confronté à des accusations d'usages illégaux ou de contournement des sanctions internationales en matière de surveillance, ce qu'elle conteste en défendant la légalité de ses activités[1],[3].

Notes et références

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