Flavius Constantinus
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Flavius Constantinus ou Flavius Constantin (en grec : Κωνσταντίνος) est un haut dignitaire byzantin du Ve siècle, qui occupe notamment à trois reprises la fonction de préfet du prétoire d'Orient et la dignité de consul.
Biographie

Flavius Constantinus est originaire de Laodicée en Phrygie. Il appartient aux nombreux aristocrates issus d'Anatolie qui constituent un parti puissant à la cour de Constantinople au milieu du Ve siècle[1]. Son père est peut-être un certain Jean et sa biographie est principalement connue par Priscus[2].
Il apparaît en 447 comme détenteur de l'importante fonction de préfet du prétoire d'Orient, ce qui en fait l'un des plus hauts fonctionnaires de l'Empire romain d'Orient. Il fait restaurer les murailles de Constantinople endommagées par un séisme. Du fait des menaces que font peser les Huns d'Attila, il mobilise près de 16 000 ouvriers pour hâter les travaux, en s'appuyant sur les Factions. Une inscription commémore cette réalisation. Il est également destinataire d'une lettre de Théodoret de Cyr qui lui demande une réduction des impôts pesant sur la cité de Cyrrhus[2],[3].
Il est aussi présent parmi les participants civils à l'important concile de Chalcédoine, réunit par l'empereur Marcien en 451. Il redevient ensuite préfet du prétoire d'Orient vers 456 puis est nommé à la haute dignité de consul pour l'Orient en 457, aux côtés de Flavius Rufus, lui aussi nommé par l'empereur d'Orient[2]. Il poursuit ensuite sa carrière sous Léon Ier puisqu'il est à nouveau préfet du prétoire d'Orient en 459 et détient la dignité de patrice après 457, peut-être à partir de 464-465[4]. En effet, à cette date, il est envoyé à la tête d'une ambassade auprès des Sassanides. Il se rend d'abord à Edesse puis à Gorgas où il est reçu par Pérozès. L'objet de cette mission diplomatique est de discuter des demandes des Sassanides, notamment le paiement de la contribution financière des Byzantins à la défense des Portes de la Caspienne, assurée par les Sassanides face aux peuples vivant au-delà. Un point d'achoppement réside d'ailleurs dans la nature de cette contribution, que les Sassanides estiment être un véritable tribut, preuve de leur supériorité. En parallèle, Flavius Constantinus porte la revendication byzantine de récupérer la cité de Nisibis, rendue aux Perses en 363[5]. Toutefois, les échanges ne permettent pas d'aboutir à un accord[6].
Une statue est érigée en son honneur dans sa ville natale[7].