Philippus apprend la sténographie et parvient grâce à cela à devenir notaire dans l'administration impériale[1],[2].
Dans les années 340, Philippus bénéficie du soutien des eunuques à la cour. Libanios attribue à leur soutien sa nomination comme préfet du prétoire d'Orient en 344[2]. Cette nomination intervient après le , date à laquelle son prédécesseur Domitius Leontius est toujours en poste[6].
Philippus est nommé consul prior pour l'année 348 aux côtés du magister equitumFlavius Salia. Cette même année, une tournée d'inspection l'amène en Bythinie[9].
En 351, l'empereur ConstanceII l'envoie en émissaire auprès de l'usurpateur Magnence sous le prétexte de négocier un accord de paix, mais en réalité pour obtenir des informations sur ses intentions[10]. Durant sa mission, il s'adresse à l'armée de Magnence en leur reprochant leur manque de loyauté à la dynastie constantinienne et propose que l'usurpateur se contente de la Gaule[11]. Magnence doit regagner la loyauté de ses troupes en leur rappelant qu'ils se sont rebellés contre le mauvais gouvernement de ConstantIer. Il refuse aussi que Philippus retourne auprès de Constance pour avoir abusé de son statut d'émissaire[12],[13],[14]. Magnence utilise plus tard le nom de Philippus pour faire traverser la Save à son armée[15].
Constance semble avoir abandonné et disgracié Philippus, qui meurt dans la misère en captivité. Ayant appris la réalité de sa situation, Constance semble avoir entrepris de réhabiliter sa réputation en faisant ériger des statues en sa mémoire dans les villes de l'Empire[2].
↑ Socrate le scolastique, Histoire ecclésiastique, 7, 1.
↑ A. H. M. Jones, «The Career of Flavius Philippus», Historia: Zeitschrift für Alte Geschichte, vol.4, nos2/3, , p.229–233 (ISSN0018-2311, lire en ligne, consulté le )
↑ Socrate le scolastique, Histoire ecclésiastique, II, 16.
Arnold Hugh Martin Jones, «The Career of Flavius Philippus», Historia: Zeitschrift für Alte Geschichte, vol.4, nos2/3, , p.229–233 (ISSN0018-2311, lire en ligne, consulté le )