Flore de l'Île-de-France
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La flore de l'Île-de-France comprend environ 1 620 taxons[1] (espèces et sous-espèces) de plantes vasculaires, ptéridophytes et spermatophytes (gymnospermes et angiospermes) (à l'exclusion des plantes introduites mais non naturalisées), soit environ un quart de la flore de France, qui regroupe environ 6200 taxons (selon Flora Gallica)[2]. Si l'on considère seulement les espèces indigènes, la flore de l'Île-de-France en compte environ 1300, à comparer aux 1400 espèces recensées dans la flore indigène du Royaume-Uni et aux 2700 recensées dans le seul département des Alpes-Maritimes[3].
C'est une flore de climat tempéré océanique dégradé et de région de plaine sans relief marqué, ouverte sur les régions voisines, qui de ce fait ne compte pas d'espèces endémiques strictes[4], mais néanmoins deux taxons endémiques du Bassin parisien (Euphorbia esula subsp. tristis et Sorbus latifolia var. remensis) et une endémique française (Odontites jaubertianus). Certaines espèces, du fait de leur rareté ou de leur chorologie, revêtent un haut niveau de patrimonialité : Carthamus mitissimus, Ranunculus nodiflorus, Erica vagans, Quercus pyrenaica, Potentilla montana, Cistus umbellatus, Peucedanum gallicum, Galium pumilum subsp. fleurotii, Linum alpinum subsp. leonii et Sorbus latifolia var. latifolia. Plusieurs espèces sont en isolat : Sedum hirsutum, Astragalus monspessulanus, Carex liparocarpos, Simethis mattiazzii, Minuartia hybrida subsp. viscosa, Bolboschoenus maritimus subsp. yagara, Carex buxbaumii subsp. hartmanii... Bien que soumise à une très forte pression des activités humaines, dans une région très urbanisée dans sa partie centrale, caractérisée par une forte artificialisation des sols et par une augmentation de la température moyenne (phénomène de l'« îlot de chaleur »), et consacrée majoritairement à l'agriculture intensive dans sa partie périphérique, la flore d'Île-de-France est relativement diversifiée pour un territoire géographiquement restreint aux limites administratives de l'Île-de-France, soit 2,2 % seulement du territoire de la France métropolitaine.