Philippe Jauzein
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| Naissance | |
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| Nationalité |
Français |
| Activité |
botaniste et agronome |
| Distinction | |
|---|---|
| Abréviation en botanique |
Jauzein |
Philippe Jauzein, né le , est un agronome et botaniste français, spécialiste de la flore française et des adventices des cultures. Enseignant‐chercheur dès 1975 à l'École nationale supérieure d'horticulture de Versailles auprès du professeur Jacques Montégut, il a exercé à AgroParisTech, centre de Grignon[1] à l'UFR Pathologie végétale et protection des plantes[2] et à l'UFR Ecologie, Adaptation, Interactions[3] et a dirigé le laboratoire de malherbologie associé à l’INRA[4]. Il a aussi été botaniste au Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien.
Il est le fils du géologue André Jauzein, professeur à la faculté des sciences de l'université de Paris-Ⅵ-Pierre-et-Marie-Curie, directeur du laboratoire de géologie de l'École normale supérieure de Paris, et le frère de Michel Jauzein, professeur de géologie à l’Université de Lorraine.
Comme spécialiste de la flore spontanée des champs cultivés (la malherbologie), il s’est intéressé à l’écophysiologie de la germination des adventices dans les cultures, à la dynamique de germination, aux levées, à la dormance des graines d’adventices, tout en constatant la diminution du cortège messicole sous l’effet de l’intensification agricole : labour, fertilisation, herbicides. Il argue que les « adventices des cultures » ne sont pas uniquement des « mauvaises herbes », mais qu’elles ont un rôle dans la biodiversité des champs et attire l’attention sur le fait que l’enrichissement floristique apparent dans certaines cultures masque souvent un appauvrissement réel de la biodiversité fonctionnelle.
En tant que systématicien, il a décrit ou recombiné une trentaine de taxons de plantes vasculaires[5] et son activité a été distinguée par le prix Coincy[6].
Il est connu pour sa vision synthétique des espèces botaniques[7] (à contre‐courant de la tendance actuelle qui consiste à élever les taxons de rang inférieur vers un rang supérieur ou à définir des taxons sur des critères génétiques sans aucune différence morphologique), afin de maintenir la stabilité nomenclaturale et de préserver la botanique de terrain.
Il a aussi organisé quelques visites botaniques sur le campus[8] ou des excursions ou conférences botaniques pour des associations[9],[10],[11].
À la suite de la publication de sa recherche Cytotaxonomie de la flore francilienne, il invite les botanistes à approfondir la connaissance des espèces par l’analyse de leurs chromosomes.

