Florent Landmann
prêtre et historien (1869-1955)
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Florent Landmann est un prêtre catholique et historien allemand né à Geispolsheim le et mort le à Duttlenheim. Il est notamment connu pour ses travaux sur l’histoire de l’enseignement en Alsace et ses articles de linguistique.
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Biographie
Florent Landmann naît à Geispolsheim le . Sa mère s’appelle Barbe Speyser et son père, Florent Landmann, est paysan. Il fait ses études secondaires au collège de Zillisheim puis au collège épiscopal Saint-Étienne à Strasbourg, avant d’entrer au Grand séminaire de Strasbourg. À l’issue de cette formation, il est ordonné prêtre le . Il poursuit ensuite des études d’histoire et les langues anciennes à Berlin et Münster, où il soutient en 1896 une thèse de doctorat, puis obtient en 1897 le Staatsexamen lui permettant d’enseigner. Après son année de stage, passée au collège Saint-Étienne, il est nommé professeur en collège de Zillisheim en [1].
Florent Landmann est nommé chanoine honoraire du Grand chapitre en 1911. Lorsque l’Alsace devient française en 1918, il perd le poste de directeur du collège de Zillisheim auquel il avait été nommé en 1909. Sans poste pendant deux ans, il est finalement nommé aumônier du pensionnat Saint-Joseph de Rouffach, où il reste jusqu’à sa retraite en 1945. Il habite ensuite avec son neveu au presbytère de Duttlenheim jusqu’à sa mort le . Il est enterré à Geispolsheim[1].
Œuvres
Florent Landmann a publié de nombreux articles et ouvrages d’histoire, consacrés notamment à histoire de la prédication, en particulier franciscaine, à la fin du Moyen Âge, aux sermons de Thomas Murner, Johann Kreutzer et Wilhelm Textoris et à l’histoire de l’enseignement dans le diocèse de Strasbourg au XIXe siècle. Sur ce sujet, il a rédigé une grande étude, dont la dernière partie, consacré à la période entre 1870 et 1904, demeure toutefois non publiée à l’exception d’un chapitre consacré au collège de Zillisheim[1].
Il s’est consacré également à la question, sensible à l’époque, des langues parlées en Alsace, en publiant parfois sous le pseudonyme A. Dietrich. Ses deux publications les plus importantes sur cette question sont Die Muttersprache, das erste und vornehmste Werkzeug unserer Geistesbildung, paru en 1932, et Die deutsche und französische Sprache im Elsass en 1936. Il a par ailleurs publié quelques article à caractère philosophique, comme Menschliches Denken und Gotterkenntnis en 1934 et Unser Dasein, sein Ursprung und sein Ziel en 1948[1].