Florida (Cuba)
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| Florida | ||
Héraldique |
||
Façade de l'Hôtel Unión | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Province | Camagüey | |
| Municipalité | Municipalité | |
| Code postal | 72810 — 72830 | |
| Démographie | ||
| Population | 69 174 hab. (2022) | |
| Densité | 40 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | 21° 31′ 46″ nord, 78° 13′ 22″ ouest | |
| Altitude | 65 m |
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| Superficie | 174 378 ha = 1 743,78 km2 | |
| Localisation | ||
| Géolocalisation sur la carte : Cuba
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| modifier |
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Florida est une ville et une municipalité de la province de Camagüey, à Cuba.
Situation
La ville de Florida est sur la Carretera Central[1], l'axe routier qui traverse toute l'île depuis les années 1930. Elle se trouve à 493 km sud-est de La Havane et 40 km nord-ouest de sa capitale de province Camagüey[2].
Au sud-ouest elle borde la golfe de Ana María (es) (mer des Caraïbes) sur environ 50 km[1].
Municipalité de Florida dans la province de Camagüey
Municipalités voisines
| Céspedes | Esmeralda | |||
| Baraguá (Ciego de Ávila) |
N | Camagüey | ||
| O Florida[1] E | ||||
| S | ||||
| (golfe de Ana María (es), mer des Caraïbes) |
Vertientes |
Divisions administratives
Florida comprend 11 consejos populares[3] :
- Conquista
- Rodolfo Ramírez Esquivel
- Agramonte
- Ibarra
- San Antonio
- Argentina
- Las Parras
- Centro Urbano
- José Martí
- Rolando Valdivia
- La Vallita
Histoire
Avant l'arrivée de Christophe Colomb, la zone bordant le golfe de Ana María (es) est occupée par de nombreux peuplements humains[4].
À la fin du XVIe siècle, des émigrés venant de Séville fondent une colonie dans les environs de San Gerónimo[n 1], à une douzaine de lieues de la ville de Santa Maria del Puerto del Principe (ancien nom de Camagüey), sur la route entre Bayamo et Sancti Spíritus — un chemin qui prend le nom de Chemin royal de La Havane (Camino Real de La Habana) ou Chemin royal du Centre (Camino Real del Centro). La colonie a une poste et un établissement mixte de restauration et d'hébergement pour les voyageurs. L'élevage se développe, s'ouvre au commerce notamment vers Port-au-Prince, La Havane et l'Angleterre ; la région vend du bois, produit du miel et de la cire à Urabo pour la vente au Mexique ; l'agriculture de subsistance produit riz, maïs, banane, café, haricots, pommes de terre, millo, tabac et légumes. Florida n’est à l'époque qu'un petit groupe de maisons et l'on y scie du bois[4].
L'étape décisive pour l'évolution du territoire est la construction de la ligne de chemin de fer. San Gerónimo commence à perdre ses habitants, qui déménagent pour se rapprocher du lieu de passage du train : l'actuelle Florida. La deuxième guerre d'indépendance porte un coup fatal à San Gerónimo : centre de population et d'activité le plus important des environs, la ville est particulièrement visée par les attaques et subit des destructions dont elle ne se remet pas. En , le bureau de poste et de télégraphe de San Gerónimo[n 1] est transféré à la gare de Floride et le courrier est réorganisé par chemin de fer en remplacement du courrier maritime qui à cette époque passe par Nuevitas. L'urbanisation du village commence en 1908 au sud de la gare, avec 12 rues, 24 blocs et une place en 1912. De 1914 à 1916, cinq usines sucrières sont construites. Le , la municipalité de Floride est officiellement fondée ; son premier maire est Angel Egusquiza Aguilar[4].