Florimond Wagon

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Florimond Wagon
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Florimond Wagon, né le à Lallaing dans le Nord et mort pour la France au Mort-Homme dans le département de la Meuse, le , est un instituteur et écrivain français du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France.

Florimond Joseph André Wagon, né le à Lallaing, est le fils de Florimond Joseph Wagon (1870-1964), instituteur et de Lucie Dujardin (1873-1929)[1].

Il entre à l'Ecole normale d’instituteurs de Douai où il a pour professeur Jules Leroux[2] et commence sa carrière comme instituteur adjoint à Winnezeele juste avant qu'éclate la Première Guerre mondiale[3].

En 1913, il fonde Les Humbles, revue littéraire des primaires, avec des camarades de l'Ecole normale d’instituteurs de Douai[4]. Il y publie des poèmes et des études sur « l’art social »[5]. Parmi les fondateurs de la revue, on trouve Maurice Wullens qui écrira la biographie de Florimond Wagon dans l'Anthologie des écrivains morts à la guerre[6]. Il utilise également le pseudonyme F. J. Wild Mag.

Dans une de ses lettres du front datée du , on lit son analyse sur la propagande des journaux : « Ce que tu me dis des Allemands que tu as vus m'a fort intéressé. Il y a longtemps que je suis revenu des atrocités allemandes. Pas plus d'atrocités allemandes que d'atrocités françaises, mais des individus, ou des groupes d'individus atroces. J'ai vu achever un blessé allemand qui passait près de nous dans un boyau, et, en Argonne, nous avons retrouvé dans des tranchées reprises aussitôt, des blessés français qu'avaient pansés les soldats du Kaiser. Qu'on ne parle plus de kultur et de culture, d'atrocités, de sauvagerie d'une race, de perfection d'une autre race ! Cela me fait bien rire […] Quand je compare à la réalité les récits que l'on fait des actions auxquelles j'ai participé, du moral de l'armée, etc., j'en arrive à douter de l'histoire toute entière, et à la considérer comme une science bien factice »[6].

Caporal à la 11e compagnie du 151e régiment d'infanterie pendant la bataille de Verdun, il est tué le au Mort-Homme à l'Ouest de Cumières[7],[8].

Distinctions

Hommages

Œuvres principales

  • Les Contemporains : Paul Fort
  • Jules Renard et son œuvre
  • Les Soirs se suivent, poésies, 1913
  • La Marne, Les Humbles,

Bibliographie

Références

Liens externes

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