La toile représente la légende du roi Rodéric d'Espagne espionnant la princesse Florinda et les autres filles du palais pendant qu'elles se baignent dans un jardin à Tolède, afin de décider de la plus belle. Après que Roderic a sélectionné et courtisé Florinda, son père se venge en invitant les Maures à envahir et conquérir l'Espagne[2].
La peinture est une réplique de celle exposée à l’Osborne House que la reine Victoria a donnée comme cadeau d'anniversaire au prince Albert en 1852[2],[3]. Elle est présentée par Winterhalter au Salon de 1853 sous le titre de Florinde, accompagnée de vers d'Émile Deschamps tirés de ses Romances sur Rodrigue, dernier roi des Goths : « Chacune aussitôt dénoue / Ses cheveux bouclés et longs ; / Le vent les berce et s’y joue : / Ceux de Florinde, on l’avoue, / Sont les plus beaux ; ils sont blonds. / (...) / Et ces filles ingénues / Croyaient les hommes bien loin, / Et leurs grâces inconnues / Se révélaient, presque nues. / Aux yeux d’un ardent témoin. / (...). / Le roi Rodrigue (...) / »[4].