Flotte d'échantillons
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2 canons de 274 mm
8 canons de 138 mm
| Flotte d'échantillons | |
Dessin représentant les navires Masséna, Carnot, Jauréguiberry et Bouvet. | |
| Caractéristiques techniques | |
|---|---|
| Type | Cuirassé |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement | 2 canons de 305 mm 2 canons de 274 mm 8 canons de 138 mm |
| Histoire | |
| A servi dans | |
| Date début commande | 1890 |
| Période de construction |
1891 - 1897 |
| Période de service | 1896 - 1920 |
| Navires construits | 5 |
| Navires prévus | 4 |
| modifier |
|
Le terme Flotte d'échantillons désigne cinq cuirassés construits pour la Marine française dans les années 1890. Malgré un déplacement, une vitesse et un armement relativement similaires, ils ont pour particularité d'avoir été construits selon des plans différents et par des chantiers différents, menant à une série hétéroclite de cuirassés.
À la fin du XIXe siècle, deux mouvements s'opposent au Ministère de la Marine : d'un côté les partisans des cuirassés et de grosses unités protégées et à l'artillerie puissante, de l'autre la Jeune École, partisane d'une flotte plus nombreuse composée de plus petites unités. Les commandes aux chantiers navals sont alors hétéroclites, et la flotte est composée d'une multitude de navires à l'armement, à la forme et à la machinerie différents. De l'autre côté de la Manche, face aux menaces française et russe, le Royaume-Uni édite le Naval Defence Act de 1889 qui va permettre à l'Amirauté de disposer d'un budget important afin de construire de nombreux cuirassés et croiseurs[1]. C'est ainsi que la Royal Navy lance la construction de la classe Royal Sovereign en 1889 : il s'agit de huit cuirassés disposant de deux tourelles doubles de calibre 13,5 pouces (343 mm), de dix canons de 6 pouces (152 mm), développant une puissance de 11 000 chevaux, pour un déplacement de 14 150 long tons (14 376 t) et une vitesse maximale de 17,5 nœuds (32,4 km/h)[2].
En réponse, le Conseil des travaux édicte le programme de 1890. Dans celui-ci, il demande que plusieurs projets lui soient soumis lors d'une sorte de concours : quatre des gagnants verraient leur projet réalisé. Des contraintes de déplacement (inférieur à 14 000 tonnes), d'armement (disposition en « losange » : un canon de 34 cm à l'avant et un l'arrière, un canon de 27 cm de chaque côté), de vitesse (plus de 17 nœuds) et d'épaisseur de blindage sont édictées, mais les concepteurs ont le champ libre concernant le reste du navire : dimensions, silhouette, disposition de l'artillerie secondaire, machinerie, etc. Ce sont finalement cinq projets qui sont retenus (en comptant le Bouvet)[3].
Liste des navires
| Nom | Architecte[4] | Chantier naval | Quille[5] | Lancement | Mise en service | Déplacement | Particularité[3] |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Charles Martel | Charles Ernest Huin | Arsenal de Brest | 11 880 tonnes | ||||
| Jauréguiberry | Amable Lagane | F et C de la Méditerranée, La Seyne-sur-Mer | 11 815 tonnes | Artillerie secondaire en tourelles doubles | |||
| Carnot | Victor Saglio | Arsenal de Toulon | 12 250 tonnes | ||||
| Masséna | Louis de Bussy | A et C de la Loire, Saint-Nazaire | 11 925 tonnes | Trois arbres d'hélices | |||
| Bouvet | Charles Ernest Huin | Arsenal de Lorient | 12 200 tonnes | Trois arbres d'hélices |