Fondation Avicenne
résidence universitaire à Paris, France
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La Fondation Avicenne, historiquement connue comme la Maison de l'Iran, était le pavillon des étudiants iraniens à la Cité internationale universitaire de Paris. Elle a été inaugurée en novembre 1969. Deux architectes iraniens, Mohsen Foroughi et Heydar Ghiai s'associèrent à une équipe constitué de Claude Parent, Claude Colle, André Bloc et René Sarger. Il en résulta ce projet rare sur le territoire français, d'édifice suspendu à une ossature métallique.
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Après avoir été inoccupée pendant plus de 10 ans, elle subit une lourde rénovation entre 2021 et 2024[1].
Histoire
L'histoire de la fondation est contrariée. La shahbanou d'Iran, Farah Diba, ancienne résidente du Collège néerlandais, émit le vœu qu'un pavillon représente son pays au sein du parc de la cité universitaire à Paris. Financé par l'État iranien alors gouverné par le shah Mohammad Reza Pahlavi, elle devient très vite un foyer d'opposition au régime. Tout d'abord fermée, elle est formellement abandonnée par l'Iran.
Reprise par la cité, elle est rouverte en 1972 sous le nom d'Avicenne, du nom du médecin, philosophe et mystique iranien du Xe siècle.
À partir de 2007, il n'y a plus de résidents dans ce pavillon en raison de sa vétusteté[2],[3]. Il accueille à nouveau des résidents à partir de 2024, à l'issue de sa rénovation ayant augmenté le nombre de logements étudiants à 111, contre 96 précédemment[1].
Elle a été par la suite gérée par la Fondation nationale de la Cité internationale et n'accueillait plus spécifiquement des étudiants iraniens mais de toutes nationalités[4]. Le bâtiment en totalité, ainsi que l'emprise au sol et la composition paysagère, ont été inscrits aux monuments historiques par arrêté du [5].
Le , L/OBLIQUE[6], espace consacré à la présentation de son histoire, de son architecture et du développement de son territoire de la Cité internationale, s'implante au rez-de-chaussée de la Fondation Avicenne[7]. À la suite du début des travaux de rénovation de la Fondation, cet espace, entretemps renommé Centre du patrimoine, s'installe dans la Maison internationale de la Cité internationale[8].
En 2019, la maison de vente Artcurial annonce la vente d'un lustre provenant de l'appartement du directeur de la maison, dessiné par Jean Royère. Selon The Art Newspaper (en), la vente est destinée à financer un prix d'excellence de thèse en arts plastiques, au profit de la chancellerie des universités de Paris, ce que dénonce l'association Sites et monuments[9].