Fonderies du Lion
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| Fonderies du Lion | |
| Création | 1920 - 1923 |
|---|---|
| Disparition | 3 juin 2021 |
| Siège social | Couvin |
| Activité | fonderie |
| Produits | appareils de chauffage, outillage |
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Les Fonderies du Lion étaient une société créée en 1920 à Couvin (Belgique). Elle fut la dernière fonderie en activité dans une ville qui en connut plusieurs.
Les fonderies Saint-Joseph
Dans la région, on trouve trace de forges dès le XVIe siècle, en raison de la présence de minerai, d'eau et de combustible (bois). Au XVIIIe siècle, l'industriel Jean-Marie Stanislas Desandrouin, héritier notamment des Compagnie des mines d'Anzin, y développe une fabrication proto-industrielle de machines à feu, requise pour le pompage d'exhaure de ses mines. On y fond également des canons, dopée par la demande des armées Napoléoniennes[1]. L'absence de succession industrielle au sein de la famille Desandrouin et l'instabilité politique de la région à la fin du XVIIIe siècle et au début du suivant privent ces forges de l'essentiel de leurs clients désormais étrangers. Elles ferment en 1837.
Un demi siècle plus tard, l'industrialisation de la Belgique atteint à nouveau la région. Plusieurs entreprises voient le jour :
Celles-ci sont fondées en 1888 à l'initiative du clergé et de la bourgeoisie catholique locale.
En 1907 elle créé un nouvel établissement à Anhée, capable de réaliser l'ensemble des étapes nécessaires à la production de casseroles et d'autres équipements (fonderie, polissage, étamage et émaillerie, assemblage et expéditions)[2].
En 1927 (1930 selon d'autres sources), elle fusionne avec les fonderies du Samson pour former les « Fonderies Samson et Saint Joseph Réunies ». Les quatre sites d'exploitation sont conservés : Seilles pour les chaudières, Namêche pour les taques d’égouts et la tuyauterie, Couvin pour la poêlerie et Anhée (qui est agrandie afin de produire des radiateurs en fonte).
Après la Seconde Guerre mondiale, le développement des radiateurs en tôle (chauffage central) et la disponibilité de nouveaux matériaux pour la poêlerie réduisent drastiquement la demande de produits à base de fonte. Anhée (qui a compté jusqu'à 400 employés dans les années 1930) ferme en 1958.
La Couvinoise
Ces ateliers sont fondées en 1891 à l'initiative de la bourgeoisie libérale locale.
Les ateliers de l'Eau-Noire
Créés en 1907 par Victor Remy, l'atelier produit après la Seconde Guerre mondiale des chaudières à mazout réputées sous la marque Somy.
Les fonderies Saint-Roch
Créés en 1920, cet atelier ne fabrique pas de poêles, mais bien des chaudières et des radiateurs, sous la marque EFEL. Ce seront les seuls à ne pas être absorbés par la fonderie du Lion. Elle sera déclarée en faillite en 1991. Acquise par le groupe britannique Enertech, elle poursuivra ses activités jusqu'en 2018.
La consolidation
Durant la première moitié du XXe siècle, l'industrie des appareils de chauffage en fonte est florissante. Malgré son implantation excentrée et un nombre assez élevé de concurrents, les productions couvinoises conservent une bonne place dans un marché qui semble insatiable. Le prix du charbon reste bon marché et l'augmentation du niveau de vie invite à multiplier les points de chauffage dans les maisons.