Fontaine Saint-Éloi (Floursies)

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Construction
vers 150
Propriétaire
Commune
Patrimonialité
Fontaine Saint-Éloi
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vers 150
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Commune
Patrimonialité
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La fontaine Saint-Éloi est une fontaine située à Floursies, dans le département du Nord, en France. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques le [1].

La fontaine est située dans la commune de Floursies au 2, place de l'Église.

D’après Bernard Coussée dans Légendes et croyances en Avesnois, la fontaine se trouverait alignée avec la « pierre de Dessus-Bise » de Sars-Poteries, les « pierres Martines » de Solre-le-Château et la « Pierre qui tourne » de Sautin[2].

Historique

La fontaine est construite par les Romains, vers l'an 150, afin de conduire de l’eau à travers un aqueduc, long de 29 km[3], qui va de Floursies à Bavay en passant par Dourlers[4].

Les dalles du lavoir datent de l’an 350. La fontaine a servi à un culte païen et est christianisée dès le haut Moyen Âge. La fontaine est remaniée au XVIe siècle. De l’aqueduc il ne reste que peu de vestiges, car les pierres ont été réutilisées pour la construction de bâtiments comme l’église Saint-Rémi de Floursies, située à côté de la fontaine.

Alimentation

L’aqueduc est alimenté, en plus de la fontaine Saint-Éloi, par plusieurs sources. La principale, du temps des Romains, semble essentiellement venir du lieu-dit Fosse-amère. Situé dans une zone humide du bois de la Haye d'Avesnes (bois de la Garde), Fosse-amère se situe à 1,3 km au nord-est de Floursies. À 200 mètres de Fosse-amère, on trouve à la lisière du bois un collecteur qui dirige l’eau via un conduit de drainage souterrain de 900 m. L’aqueduc était aussi alimenté en aval par la source de la rivière Tarsy. Le captage a eu pour effet de dessécher la totalité du terrain marécageux de Fosse-amère et provoqua la disparition de toute la flore marécageuse palustre ou lacustre qui y vivait. Le niveau des eaux est approximativement à la cote 185 et le débit de la source est encore de près de 100 mètres cubes à l'heure. Le principal ouvrage d'art de l'aqueduc était, vraisemblablement, un pont-siphon permettant de franchir la vallée de la Sambre[5].

Description

Références

Voir aussi

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