Des documents du XIIIe siècle signalent la présence d'une fontaine, d'abord creusée dans un tronc d'arbre. Elle est remplacée par une fontaine en pierre, possédant des goulots en bronze, entre 1557 et 1559[1],[2]. La colonne et la statue, datant de 1584-85, sont l'œuvre du Neuchâtelois Laurent Perroud et de son fils Jacques Perroud, qui reprend sa réalisation à la mort de son père[3]. Un bassin dodécagonal remplace l'ancien en 1726[2]. Une cuve pour la lessive est ajoutée par la suite, avant d'être ôtée en 1906[1].
La main de la statue est coupée à plusieurs reprises dans l'histoire, la première fois après l'exécution du major Davel au début du XVIIIe siècle, pour symboliser le fait que la justice n'avait pas été rendue correctement[4].
Le mauvais état de la pile, de la colonne et de la statue au début du XXe siècle incite la ville à en demander des moulages au sculpteur Raphaël Lugeon. Depuis 1930, la statue d'origine est entreposée au Musée historique de Lausanne, et elle est remplacée dans la fontaine par une copie, dont la polychromie a été confiée à Ernest Correvon. Elle est restaurée et repeinte en 1964[1],[2].
Entre 2009 et 2017, l'épée de la statue est dérobée à 6 reprises. La balance, elle, est endommagée en 2005, arrachée en 2014 et volée en 2016. Depuis, ces objets contiennent une puce permettant de les pister[5].