Fontanilles (Mende)

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Fontanilles
Fontanilles (Mende)
Vue du quartier de Fontanilles en 2007.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
département Lozère
Ville Mende
Fonctions urbaines Grand ensemble
Étapes d’urbanisation XXe siècle
Géographie
Coordonnées 44° 31′ 20″ nord, 3° 30′ 50″ est
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Lozère
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Fontanilles
Géolocalisation sur la carte : Languedoc-Roussillon
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Fontanilles
Géolocalisation sur la carte : France
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Fontanilles

Fontanilles est un quartier de la ville de Mende, en Lozère, en France. Aménagé dans les années 1960 et années 1970 et réhabilité au début des années 2010, il est un exemple caractéristique à la fois de l'urbanisme des grands ensembles et de l'action de la politique de la ville dans un territoire rural.

Conception

La création d'un nouveau quartier à Mende est une décision des pouvoirs publics au début des années 1960, afin de répondre à la pénurie de logements subie dans l'ensemble du territoire français. Le choix se porte sur la colline de Pichaure, en raison de sa disponibilité foncière et de sa proximité avec la ville de Mende. Le maire de Mende, René Estoup, lui donne le nom de Fontanilles pour des raisons esthétiques. Fontanilles constitue, suivant l'analyse des pouvoirs publics dans les années 2000, « en quelque sorte la ZUP mendoise » : le quartier prend la forme d'un grand ensemble, composé de barres et de tours et suivant les principes d'urbanisme moderne[1],[2].

Une société anonyme immobilière d'économie mixte (SAIEM) est constituée entre la Caisse des dépôts et la Ville de Mende pour l'aménagement du quartier de Fontanilles. Le programme initial prévoit la construction de 450 logements locatifs sociaux, dont 413 logements collectifs et 37 maisons individuelles. Ceux-ci sont répartis entre la SAIEM via la SCIC, filiale de la Caisse des dépôts, et la Société Coopérative HLM de la Lozère[1].

Réalisation

Le quartier de Fontanilles est aménagé à partir de 1961, avec des modifications par rapport au programme prévu. La Société Coopérative HLM de la Lozère construit d'abord les bâtiments E, F et G, totalisant 120 logements, puis le bâtiment H comptant 50 logements destinés aux rapatriés d'Algérie. Pour sa part, la SAIEM réalise les bâtiments A et B, regroupant 116 logements. À la fin des années 1960, la Société Coopérative HLM de la Lozère, qui devient en 1968 Lozère Habitations, achève la première phase du programme avec la construction du bâtiment D. Le nouveau quartier est doté d'une école maternelle publique par la Ville de Mende[1].

Fontanilles connaît ensuite une deuxième phase de travaux au début des années 1970. Le projet initial de construction de 37 maisons individuelles étant abandonné, les six immeubles en barre sont complétés par Lozère Habitation de deux immeubles plots à l'ouest, J1 et J2, et d'une tour K à l'est. Un programme de 20 maisons individuelles en accession à la propriété est réalisé rue des Terres Bleues. La même période voit la construction de l'école maternelle privée des Tilleuls et de la salle polyvalente[1].

Dans les années 1990, la Ville de Mende aménage un lotissement communal au nord du quartier de Fontanilles : 33 lots sont affectés à la construction de maisons individuelles, tandis que la SA Polygone, bailleur social basé dans le Cantal, réalise 15 maisons groupées[1].

Peuplement

L'aménagement du quartier de Fontanilles permet de répondre à la pénurie de logements et en particulier au manque de logements abordables. Pour la ville de Mende, cette opération d'urbanisme permet de lutter contre la déprise démographique et le vieillissement de la population que connaît la Lozère, en accueillant des populations nouvelles, plus jeunes et plus diverses[1].

Fontanilles a une vocation d'accueil de nouvelles populations, et se caractérise par une importante mixité sociale. Le quartier accueille en effet :

  • des fonctionnaires, qui bénéficient du contingent de logements sociaux des administrations,
  • des rapatriés d'Algérie, puis des familles immigrées notamment en provenance du Portugal, des pays du Maghreb et de Turquie,
  • de jeunes ménages en début de parcours résidentiel, pour lesquels le logement social constitue une étape intermédiaire avant un projet d'accession à la propriété,
  • des familles à faibles revenus[1].

Rénovation urbaine dans le cadre de la politique de la ville (années 2000-2010)

Après la politique de la ville

Références

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