Foodora
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| Foodora | |
| |
| Création | 2014 |
|---|---|
| Forme juridique | Aktiebolag (en) |
| Siège social | Berlin |
| Actionnaires | Takeaway.com |
| Activité | Livraison |
| Société mère | Delivery Hero |
| Site web | www.foodora.fr |
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Foodora est un service de livraison de repas à domicile fondée en 2014, à Munich, en Allemagne. Il est délocalisé à Berlin depuis 2015. La marque appartient, en Europe, à la société néerlandaise Takeaway.
France

Le service de livraison Foodora, originellement connu sous la marque allemande Volo[1], est fondée en 2014 à Munich. L'entreprise se délocalise à Berlin, après son rachat par la startup studio berlinoise Rocket Internet, en [2]. En , Foodora rachète plusieurs concurrents : Hurrier, au Canada, Suppertime, en Australie et Heimschmecker, en Autriche[3].
En , la société allemande Delivery Hero achète Foodora à Rocket Internet[4]. Début 2018, Foodora est présente en Europe (France, Allemagne, Angleterre, Pays-Bas, Italie, Autriche, Finlande, Suède, Norvège), au Canada et en Australie[5]. En , le spécialiste de la livraison de repas à domicile annonce son désengagement des marchés australien, français, italien et néerlandais, sa maison mère Delivery Hero estimant son modèle économique insuffisamment performant dans ces pays, dans lesquels la concurrence est très importante, notamment face au britannique Deliveroo et l'américain Uber Eats, associé à la chaîne de restauration rapide McDonald's[6],[7]. Implanté depuis en Angleterre, il ferme sa filiale anglaise en [8]. La même année, fin décembre, l'entreprise néerlandaise Takeaway acquiert une partie des activités de Delivery Hero, notamment Foodora, pour 930 millions d'euros[9].
L'entreprise Foodora s'installe en France, à Paris, en [10]. Mi 2016, Foodora étend son marché à Lyon et Bordeaux[11],[12]. L'entreprise s'implante ensuite à Lille[13] et Nantes[14].
En , sous la pression de la concurrence, elle décide de se retirer du marché français non rentable et, fin , cesse son activité, se séparant de ses deux mille restaurants partenaires, répartis dans huit villes françaises, d'une cinquantaine de salariés et de 1 500 coursiers engagés comme travailleurs indépendants[7],[10],[6],[15]. Deux ans plus tôt, la start-up enregistrait une perte de dix millions d'euros pour un chiffre d'affaires de six millions[16].
Modèle économique
L'entreprise Foodora est un prestataire de services qui fournit, aux acteurs de la restauration, une plate-forme internet pour diffuser leurs offres. Son business model repose sur le prélèvement d'un pourcentage sur les commandes faites à ses restaurants partenaires et enregistrées par son service de livraison, via le site web de l'entreprise ou son application mobile[17],[7]. Sa plate-forme technologique est un service, à l'aide duquel la start-up allemande met en relation des clients, des restaurants et ses livreurs[18]. Comme ses concurrents de la « FoodTech[20] », Foodora ne cesse d'être déficitaire. La concurrence très importante sur son secteur d'activité ne lui permet pas d'acquérir la position dominante qui pourrait assurer sa rentabilité[17],[21]. Ses dépenses comprennent essentiellement le coût de maintenance de sa plate-forme internet et la rémunération de ses coursiers. C'est surtout sur celle-ci que Foodora établit ses ajustements budgétaires[17]. En France, par exemple, l'embauche de coursiers sous le statut d'auto-entrepreneur épargne à l'entreprise allemande le paiement de cotisations sociales et patronales, imposé par le droit du travail dans le cas d'un contrat salarial[17],[19]. Aux coûts logistiques, s'ajoutent des dépenses publicitaires toujours plus importantes du fait d'une forte pression concurrentielle, qui rend aussi difficile l'augmentation tarifaire du service auprès des restaurateurs[21].
