Forces de libération africaines de Mauritanie

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PrésidentAbibou SALL
Fondation14 mars 1983
Fusion deUnion démocratique mauritanienne
Mouvement populaire africain de Mauritanie
Organisation pour la défense des intérêts des Négro-africains de Mauritanie
Mouvement des élèves et étudiants noirs
Secrétaire généralYakhya THIAM
Forces de libération africaines de Mauritanie
Image illustrative de l’article Forces de libération africaines de Mauritanie
Logotype officiel.
Présentation
Président Abibou SALL
Fondation 14 mars 1983
Fusion de Union démocratique mauritanienne
Mouvement populaire africain de Mauritanie
Organisation pour la défense des intérêts des Négro-africains de Mauritanie
Mouvement des élèves et étudiants noirs
Secrétaire général Yakhya THIAM
Porte parole Habsa BANOR
Idéologie Agrarisme
Antiracisme
Antiesclavagisme
Fédéralisme
Nationalisme
Couleurs jaune, vert, noir, blanc
Site web https://flam-mauritanie.org/

Les Forces de libération africaines de Mauritanie (F.L.A.M.) sont un mouvement nationaliste mauritanien fondé en 1983 ciblant l'abolition complète de l'esclavage et l'égalité entre Négro-Mauritaniens (Bambaras, Halpulaars, Haratins, Soninkés et Wolofs) et Beïdanes[1].

Contexte

Dès la rentrée scolaire d', l'État mauritanien rend obligatoire l'enseignement primaire et secondaire en arabe. Le , les lycéens de Nouakchott, de Kaédi, de Boghé et de Rosso font grève illimité et le suivant, des fonctionnaires noirs apportèrent leur soutien aux lycéens et rédigèrent le « Manifeste des 19 »[2]. Dans ce manifeste, ils dénoncent cette loi qu'ils voient comme un obstacle à l'avancement des Noirs non arabophones dans le pays, l'arabisation du pays, ainsi que l'effacement du caractère négro-africain de la Mauritanie dans toutes les sphères de la société[3]. De plus. ils réclament l'instauration du fédéralisme[4]. Le , le Conseil des Ministres, modifie la loi controversé en excluant les élèves ayant reçu une éducation dans un établissement étranger et ceux qui étaient au lycée avant la promulgation de l'obligation. Le , les lycées sont suspendus jusqu'au [5]. Dans la nuit du au 3, des élèves maures[note 1] arabistes dénoncent la réforme de la loi, « la politique qui consiste à forger de toutes pièces une ethnie noire pour noircir la Mauritanie » et prône la scission de la Mauritanie selon les frontières raciales[6]. Le au lycée de Noakchott, des rixes ont eu lieu entre les élèves noirs et les élèves maures. Le lendemain, des Haratins armés organisaient des ratonnades dans les quartiers majoritairement noirs de la ville, sous prétexte que les Négro-Mauritaniens soudanophones[note 2] étaient sénégalais[4]. Au final, trois Maures et trois Noirs ont été tués et près de 70% des blessés étaient noirs. À la suite de ces violences, le 11 et le , les 19 signataires du Manifeste du 19 et 25 Maures arabistes ont été arrêtés[7]. Les auteurs du « Manifeste du 19 » ont été emprisonnés à Nbeika sans procès[8].

Manifeste du négro-mauritanien opprimé

Le , l’Union démocratique mauritanienne (UDM), l’Organisation pour la défense des intérêts des Négro-Africains de Mauritanie (ODINAM), le Mouvement populaire des Africains de Mauritanie (MPAM) et le Mouvement des élèves et étudiants noirs (MEEN) fusionnent pour former les FLAM[9].

Symbologie

Notes et références

Voir aussi

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