Forge d'Ans

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Type
Construction
Fermeture
Patrimonialité
Forge d'Ans
Vestiges des hauts fourneaux.
Présentation
Type
Construction
Fermeture
Patrimonialité
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La forge d'Ans [fɔʁʒ dɑ̃s] est une ancienne forge française située dans la commune de Cubjac-Auvézère-Val d'Ans, dans le département de la Dordogne.

La forge d'Ans est située au lieu-dit la Forge-d'Ans, sur le territoire de l'ancienne commune de La Boissière-d'Ans, intégrée depuis 2017 au sein de la commune nouvelle de Cubjac-Auvézère-Val d'Ans, en pays d'Ans, dans le quart nord-est du département de la Dordogne.

La forge-fonderie était située à proximité des ruines de l'ancien château d'Ans. La force motrice était fournie par le Blâme  sur lequel avait été construit un barrage  qui longe la forge à l'ouest, juste avant sa confluence avec l'Auvézère.

Historique

Réplique d'un canon de marine de 1778, coulé à la forge d'Ans.

C'est à la Forge-d'Ans, en bordure de l'Auvézère, que de 1691 à 1830 ont été fondus des canons destinés à la Marine royale. Une fois réalisés, ils étaient acheminés par voie terrestre sur 34 kilomètres au port du Moustier sur la Vézère d'où ils étaient transportés par voies fluviale puis maritime jusqu'aux arsenaux de Rochefort[1].

Elle avait connu une période prospère avec la famille Bertin puis avait périclité. Un contrat de vente du en transfère la propriété de la marquise de Taillefer, née Suzanne-Thérèse d'Arlot de Frugie de la Roque (1741-1821), au fermier Jean Festugière (1761-1829)[2], qui constate le délabrement des locaux.

La reprise de la guerre au printemps 1793, le soulèvement de la Vendée, vont être favorables à la forge d'Ans. Les ouvriers vont se mettre en grève en 1794 pour obtenir une augmentation de salaire[3]. Jean Festugière a profité de l’essor industriel naissant et des guerres de la Révolution et de l’Empire pour forger des canons. Le préfet de Dordogne de l’époque le désignait comme l'homme « le plus entendu dans la fabrication du fer ». Les Festugière se sont fait un nom dans l'industrie et la finance.

Comme la majorité des dernières forges du pays, elle subit de plein fouet les accords de libre-échange avec l'Angleterre de 1860 et, malgré la tentative d'un nouveau propriétaire de réorienter son activité en 1862, elle ferme en 1870. Émile Festugière (1837-1886), comprenant le déclin de la sidérurgie périgourdine, s'est installé dans la Haute-Marne. André-Jean Festugière est un descendant de Jean Festugière.

L'ensemble des éléments subsistants de la forge d'Ans : maison de maître, parc,anciens hauts fourneaux, ancienne centrale électrique, moulerie, vannes hydrauliques, ont été inscrits au titre des monuments historiques le [4].

En 2022, la forge fait partie des douze sites de la Nouvelle-Aquitaine retenus pour bénéficier de l'aide du Loto du patrimoine et doit recevoir à ce titre une aide de 168 000 euros de la part de la Mission Patrimoine de Stéphane Bern[5].

Description

Notes et références

Annexes

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