Fort Louis (Grande-Terre)
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| Type | |
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| Style |
Fort militaire |
| Architecte |
Jean-Baptiste de Caylus |
| Construction |
1692 |
| Patrimonialité |
| Département | |
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| Commune |
| Coordonnées |
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Le fort Louis, aussi appelé fort L'Union, est une fortification de Grande-Terre en Guadeloupe (Antilles françaises).
Il a été inscrit (1992) puis classé monument historique par arrêté du [1].
Il se situe sur le morne L'Union, dans la commune du Gosier.
Le fort était destiné à protéger l'accès au Petit Cul-de-sac marin, qui, avec la Rivière Salée, est une séparation entre la Basse-Terre et la Grande-Terre. La décision de le construire est prise en 1686 conjointement par le gouverneur de la Guadeloupe, Pierre Hinselin (en), et par le gouverneur général Charles de Courbon. La construction démarre en 1692, sous la direction de l'ingénieur Jean-Baptiste de Caylus[2].
Le fort est réalisé en bois : murs constitués d'une double rangée de pieux entre lesquels l'espace est comblé par de la terre. Les ingénieurs Jean-Pierre Houël puis de Bury réaménagent la fortification à partir de 1734 : ils font rebâtir les murs d'escarpe en maçonnerie et les flanquent de plusieurs bastions, ce qui donne à l'ouvrage une forme étoilée[2]. Les aménagements ultérieurs prévus se heurtent à des difficultés financières et climatiques : trois ouragans sévissent en Guadeloupe, en 1738, 1740 et 1742. Le fort est complété, entre 1743 et 1758, par plusieurs bâtiments : une caserne, un corps de garde, une poudrière, auxquels s'ajoutent, après la guerre de Sept Ans, une nouvelle caserne, une citerne et une boulangerie. L'ensemble présente alors une configuration stellaire à la Vauban[3].
Le fort est cependant dépourvu de fossé, de chemin couvert, et de contrescarpe. Il ne résiste pas à l'attaque des Anglais en 1759. La France le récupère après le traité de Paris en 1763, en partie démantelé. Le gouverneur Bourlamaque charge l'ingénieur Henri Philippe de Rochemore[4] de lui ajouter deux batteries extérieures et des redoutes.
Le fort est par la suite abandonné, remplacé par le fort Fleur d'Épée, 4,5 km à l'est, dans la commune du Gosier, qui peut assurer une meilleure défense de la baie[1],[5],[6]. Durant le XXe siècle des projets sont élaborés pour le rétablir mais sont tous, en raison des coûts, abandonnés[2].
Une batterie a toutefois été installée, à 1 100 m, à l'est de l'îlet à Cochons, entre 1865 et 1870, et équipée de 12 canons. Le réduit de cette batterie, un corps de garde crénelé no 1, modèle 1846, subsiste[7].