Fort d'Alprech

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Le fort d'Alprech est une batterie côtière perchée sur le cap d'Alprech, au Portel, ville située au sud de Boulogne-sur-Mer[1].

Fait partie deSystème Séré de Rivières
ConstructionVers 1877 - 1944 (bunkers allemands)
Utilisation actuelleVisite des bâtiments par une association
Ouvert au publicOui
Faits en bref Fait partie de, Construction ...
Fort d'Alprech
Image illustrative de l’article Fort d'Alprech

Fait partie de Système Séré de Rivières
Construction Vers 1877 - 1944 (bunkers allemands)
Utilisation actuelle Visite des bâtiments par une association
Ouvert au public Oui
Appartient à Conservatoire du Littoral
Guerres et batailles Seconde Guerre mondiale (Bataille de France, opération Wellhit)
Coordonnées 50° 41′ 55,86″ nord, 1° 33′ 49,5″ est

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Issu du système Séré de Rivières et construit à la fin des années 1870[2], il forme, avec trois autres forts relativement similaires et de la même époque, une ligne défensive de 6 km chargée de défendre le port de Boulogne d'une attaque venant de la mer[3].

Description

Le fort d'Alprech reprend donc les caractéristiques du système Séré de Rivières. Le mur d'enceinte, percé de meurtrières et entouré d'un fossé, donne au fort sa forme de pentagone. A l'intérieur se trouvent un casernement, un magasin à poudre, des locaux pour la préparation des munitions, et enfin une butte supportant la batterie, des canons de 24 C Mle 1876[3],[4].

La ligne de défense dont il fait partie est constituée, du nord au sud, par le fort de la Crèche à Wimereux, de la Tour d'Odre surplombant l'entrée du port, puis du fort du mont de Couppe en plein coeur du Portel. Celui d'Alprech achève donc, au sud, cette ligne défensive.

Malgré tout, le fort d'Alprech constitue une fortification de faible importance, en comparaison à ses frères de l'Est, face à l'Allemagne, le nouveau grand ennemi de la France dans les années 1870. Par ailleurs, sa position n'est pas idéale pour assurer sa mission de défense du port de Boulogne, alors en pleine expansion.

La Seconde Guerre mondiale

Désormais sous l'Occupation allemande, il devient "l'œil de la Kriegsmarine", qui va y implanter des appareils de détection navale, principalement des radars, notamment un radar Würzburg[5]. Les premiers bunkers sortent alors de terre dès le début de l'Occupation[5].

Cependant, les radars seront repérés par les Alliés, qui tenteront de les détruire : entre le 28 et le 31 mai 1944, au moins 25 soldats de l'Armée allemande perdent la vie lors des bombardements qui touchent le site d'Alprech[6].

Il sera également un point d'appui du Mur de l'Atlantique, intégré à la Forteresse Boulogne, l'un des ports les plus importants et ardemment défendus de l'Atlantikwall. Il sera l'un des derniers points de résistance allemands pris par la 3e Division d'Infanterie Canadienne dans le Boulonnais, le 22 septembre 1944, sixième et dernier jour de l'opération Wellhit[7].

Symbole de la présence allemande, ce bunker, construit au sud-est du fort, possède une dizaine de pièces et des murs d'1,4 m d'épaisseur pour presque 23 m de long.

De nos jours

Propriété du Conservatoire du Littoral, des visites guidées y sont organisées depuis avril 2023 par l'Association Fort Cap d'Alprech, qui s'efforce de mettre en valeur et de rendre visitables les derniers recoins de ce patrimoine militaire. Le calendrier des visites est consultable sur la page Facebook de l'association.

Notes et références

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