Forteresses royales du Languedoc
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Cet article est une ébauche concernant un château.
Les forteresses royales du Languedoc sont un ensemble défensif remarquable édifié au XIIIe siècle par les Capétiens après la croisade contre les Albigeois. Il est constitué du château et des remparts de Carcassonne et de sept autres châteaux des départements de l'Aude et de l'Ariège.
Après l'échec de la tentative de reconquête de Carcassonne par le vicomte Trencavel en 1240, la cité de Carcassonne est considérablement renforcée par le pouvoir royal français, nouveau maître du territoire. Elle est dotée d’une double enceinte abritant un château, centre de commandement d'une sénéchaussée, territoire administré par un représentant du roi – le sénéchal – et regroupant les pouvoirs administratifs, juridiques et militaires[1].
En parallèle, dans les Corbières, un vaste programme de fortification est entrepris, qui concerne une vingtaine de places fortes féodales ou castrums, confisqués à des seigneurs locaux opposés au roi et entièrement reconstruits pour former un réseau autour de Carcassonne, à proximité de la nouvelle frontière avec le royaume d’Aragon-Catalogne[1]. Il s'agit principalement des châteaux d'Aguilar, de Lastours, de Montségur, de Peyrepertuse, de Puilaurens, de Quéribus et de Termes.
Cet ensemble de forteresses constitue un des exemples les plus significatifs et les mieux préservés de l’architecture militaire déployée par les rois de France au milieu du XIIIe siècle.
- Vignoble au pied de la Cité de Carcassonne.
- Porte d'entrée du château de Termes.
Ces sept forteresses résistèrent aux différents assauts menés par l'armée aragonaise. Le système de défense royal est basé sur le pivot logistique puissant que sont ces sept châteaux et sur des châteaux dispersés sur la ligne de front.
En , Louis XIV signa avec le royaume d'Espagne le traité des Pyrénées, scellé par son mariage avec l'infante Marie-Thérèse. Ce traité modifia les frontières en donnant le Roussillon à la France. La frontière recula donc sur la ligne de crête des Pyrénées, actuelle frontière franco-espagnole. Les différentes forteresses perdirent alors leur importance stratégique. Certaines conservèrent une petite garnison encore quelque temps, parfois jusqu'à la Révolution, mais elles tombèrent lentement dans l'oubli, devenant bien souvent des abris de bergers ou des repaires de brigands.
Inscription au patrimoine mondial de l'Unesco
Sous la dénomination de « Forteresses royales du Languedoc », le château et les remparts de Carcassonne ainsi que les sept forteresses sont candidates, depuis le , à l'inscription au Patrimoine mondial de l'Unesco. Le Comité du patrimoine mondial rendra sa décision au cours de l’été 2026[2].