L'agronome Ferdinand Larose est embauché par le ministère de l’Agriculture de l’Ontario peu après l'obtention de son diplôme délivré par l'Institut agricole d’Oka en 1918. Il est affecté aux comtés unis de Prescott et Russell pour de dresser un inventaire des terres agricoles. Il constate qu'au sud de Bourget, les agriculteurs abandonnent leurs terres sablonneuses et peu productives, créant de ce fait le « désert de Bourget », qui menace de s'étendre. Il suggère alors à ses supérieurs de reboiser le site pour éviter l'érosion[1].
Pour avoir droit à l'aide dans le cadre de l'Agreement Forest Program, la région doit posséder le terrain . Ainsi, sous l'insistance de Larose, les comtés unis de Prescott et Russell achètent en 1928 une première portion de terrain à reboiser[2], et la même année, les autorités régionales et provinciales s'entendent pour planter 6000 pins. C'est le gouvernement de l'Ontario qui gère ensuite la forêt. Elle sera agrandie et deviendra la plus grande forêt en possession des comtés unis. Selon les époques, la forêt sera gérée comme réserve faunique, lieu de loisirs et comme forêt de recherche[1],[3],[4],[5],[6].
En 2000, le gouvernement cède la gestion de la forêt aux comtés unis de Prescott et Russell. De cette gestion par les comtés réunis résultent, dans les années 2000-2010, quelques projets d'envergure[7]. Il semble y avoir de trop d'envergure : le projet du centre éducatif « ÉcoLarose » est arrêté en cours de réalisation[8] et le projet de valorisation du milieu, initialement projet Francoscénie[9], est transformé en projet théâtral plus modeste (le spectacle l’Écho d’un peuple[10]).
Aujourd'hui, cette forêt de 10 700 hectares, qui est à l'origine une plantation de conifères par l'homme, est désormais une forêt mixte et mature avec une diversité d'arbres (y compris des érables) et de fleurs sauvages, plusieurs espèces d'oiseaux, d'insectes et autres animaux comme les orignaux[11].