Forêts décidues d'Anatolie orientale
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Écorégion terrestre - Code PA0420
| Écozone | Paléarctique |
|---|---|
| Biome | Forêts tempérées décidues et mixtes |
| Superficie |
81 628 km2 |
|---|
| Espèces végétales |
360 |
|---|---|
| Oiseaux |
180[1] |
| Mammifères |
60 |
| Squamates |
22 |
| Statut |
Vulnérable |
|---|---|
| Ressources web |
Localisation
Les forêts décidues d'Anatolie orientale sont une écorégion terrestre en Asie définie par le WWF, appartenant au biome des forêts tempérées décidues et mixtes, dans l'écozone paléarctique. Elles couvrent une grande partie de l'est de la Turquie.


Cette écorégion couvre une surface de 81 628 km², comprenant les monts de l'Anti-Taurus et la partie ouest des plateaux d'Anatolie orientale. Elle comprend les sommets des monts de Nurhak (2 548 m), Malatya (2 583 m) et Munzur (3 462 m) ainsi que les bassins supérieurs de l'Euphrate, du Tigre et du Ceyhan, les trois principaux cours d'eau d'Anatolie[2].
Le climat continental est semi-aride avec des hivers froids et neigeux ; certains versants des provinces de Bingöl et Mardin reçoivent des précipitations plus fortes, entre 600 et 1 000 mm par an. À l'ouest et au sud, l'écorégion confine aux forêts, terres boisées et broussailles méditerranéennes[2], au nord aux forêts de conifères et décidues d'Anatolie septentrionale plus humides, à l'est aux steppes d'altitude d'Anatolie orientale.
De l'Antiquité jusqu'à une époque récente, les forêts d'Anatolie orientale alimentaient par flottage du bois les civilisations de la plaine mésopotamienne. Hérodote (I, 194) raconte que les peuples du haut Euphrate construisaient des barques rondes faites de bois tendu de cuir pour porter leurs marchandises jusqu'à Babylone : là, ils vendaient la charpente de bois et remontaient à pied vers les forêts[3].
Flore

L'écorégion est coupée par la diagonale anatolienne (en) avec une différence marquée entre la flore de l'ouest anatolien et celle de l'est ; on compte 390 espèces de plantes dont plusieurs endémiques le long de la diagonale[2]. Le parc national de la vallée de Munzur abrite 3 000 espèces dont 100 endémiques[2].
Le paysage est marqué par une alternance de steppe, de broussailles et de hautes futaies ombrageant un tapis herbeux. Sur les versants les plus arrosés, on rencontre des chênes du Liban, chênes d'Alep, chênes Valonia et chênes de Brandt. La futaie comprend aussi le chêne pédonculé, le pin sylvestre, le platane d'Orient, avec des franges résiduelles d'aulnes, érables, châtaignier commun, de bouleaux le long des rivières, ainsi que des buissons de chèvrefeuille, Rosa pimpinellifolia, Rosa canina, Juniperus communis et Convolvulus calvertii[2].
L'action humaine a provoqué une extension de la steppe aux dépens de la forêt : aux altitudes inférieures, elle se compose surtout d'armoises, thym, Gundelia tournefortii, Noaea mucronata, Salvia cryptanth et des astragales d'où on tire la gomme adragante. En haute altitude, ce sont surtout des herbacées comme Achillea vermicularis, Ajuga chia, Helianthemum nummularium, Malcolmia africana et Marrubium parviflorum[2].


