Frédéric Parcheminier
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Frédéric Parcheminier est un écrivain et poète français né à Neuilly-sur-Seine le , où il est mort le [1].
Assignée fille à la naissance sous le nom de Monique Léone Marguerite Parcheminier, Frédéric Parcheminier a connu une vie complexe dont Noëlle Châtelet, passionnée par les questions du corps, s’est librement inspirée. De leur rencontre est né un livre La Tête en bas publié en 2003 aux éditions du Seuil.
Il a souhaité changer de sexe — sans doute sous l’emprise de son père (qu’il a fini par surnommer Ubu) et dont il a reçu une éducation très sévère et virile. Monique Léone Marguerite est ainsi devenue Frédéric au terme d’un processus chimique et chirurgical. Son état civil a été rectifié par décision de justice le par le parquet de Paris[2].
Attiré très tôt par l’écriture poétique, il compose ses premiers poèmes à l’âge de cinq ans.
Dans les années 1960, il suit des études en histoire de l’art à l'université de la Sorbonne, où il rencontre Suzanne Pagé qui l’accueillera plus tard pour une lecture/performance au département de l’Arc du Musée d'Art moderne de Paris, puis en philosophie, où il commence sous la direction du professeur Mikael Dufresne une thèse de doctorat « L’ordinateur peut-il gérer et générer de la poésie ? »
Dans le même temps, il se lie avec Raymond Queneau. Les deux hommes confrontent notamment leurs approches de la poésie combinatoire à l’époque de la publication de Cent mille milliards de poèmes[3].
Proche d’Hélène de Beauvoir, de Noëlle Châtelet et de Jacques Derrida dont il sera le disciple à l’université, Frédéric Parcheminier se rapproche également de Pierre Emmanuel avec lequel il entretiendra une correspondance jusqu’à sa mort. Le poète, impressionné par cette écriture si particulière, formait le dessein de publier aux éditions Gallimard ce qui deviendra Le Carreau de cinq lieues[4]; il devait même en rédiger la préface. Mais ce projet ne verra jamais le jour, Frédéric Parcheminier sombrant brutalement dans la schizophrénie dès les années 1970. Il séjourne à plusieurs reprises à la clinique de La Borde ; il suit des cures analytiques notamment avec des psychanalystes qui avaient une relation forte à l’écriture comme Daniel Sibony et Gérard Pommier,ainsi que les séminaires de Jacques Lacan ; il deviendra lui-même analyste au terme d’une analyse didactique.
Frédéric Parcheminier meurt à Neuilly-sur-Seine le .