Raymond Queneau
poète, romancier, essayiste, auteur de chansons, acteur et scénariste français, membre de l'OULIPO
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Raymond Queneau, né le au Havre et mort le à Paris, est un romancier, poète, dramaturge, traducteur français, cofondateur du groupe littéraire Oulipo.
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(à 73 ans) Paris (France) |
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Raymond Auguste Queneau |
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Sally Mara Michel Presle Jean Raymond |
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Janine Kahn |
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Membre de l'Académie Goncourt |
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Biographie


Raymond Auguste Queneau grandit dans une famille de commerçants[2],[3]. Il passe ses deux premières années d'existence chez une nourrice[4]. Ce désamour parental le marque et rend son enfance plutôt solitaire : il se réfugie dans les livres[5]. À 17 ans[4], il rejoint Paris pour faire des études de philosophie à la Sorbonne et à l’École pratique des hautes études où il suit notamment les cours d’Alexandre Kojève sur Hegel[réf. souhaitée].
Il fréquente le groupe surréaliste auquel il adhère en 1924. En 1929, pendant la crise la plus grave subie par le groupe, il est des fidèles qui approuvent les exclusions annoncées par André Breton dans son Second manifeste du surréalisme[6]. Pourtant, à la suite de son exclusion en 1930, il participe au pamphlet Un cadavre contre André Breton avec qui il a rompu par un texte intitulé « Dédé ». Raymond Queneau a relaté de façon satirique son expérience du surréalisme dans Odile, où Breton apparaît sous les traits du personnage d’Anglarès.
Son passage dans le surréalisme lui a appris un certain goût pour les aspects humoristiques et dérisoires de la vie quotidienne. Il nous emmène dans les banlieues, les fêtes foraines, les quartiers suburbains, partout où s'ébat une humanité fuligineuse ou en marge qui prend la vie telle qu'elle vient sans se poser de grands problèmes. Cependant, il les pose pour eux et les leur fait vivre sans qu'ils s'en aperçoivent : le problème de l'existence (de son pourquoi et ses comment), celui du temps qui passe, ceux de la vieillesse et de la mort, ceux des mille ennuis guettant à chaque moment les simples et les anonymes[6].
Après la rupture avec le surréalisme, Raymond Queneau se lance dans l’étude des fous littéraires et travaille à une Encyclopédie des sciences inexactes. Le manuscrit est refusé par Gallimard et Denoël en [7]. Il se servira de ses recherches pour écrire le roman Les Enfants du limon (1938).
Son service militaire en Algérie et au Maroc (1925-1927) lui permet de s’initier à l’arabe. Au cours d’un voyage en Grèce en 1932 (Odile), il prend conscience du danger de laisser la langue littéraire s’éloigner de la langue parlée. Rapprocher ces deux extrêmes deviendra son grand projet littéraire. Dans cet esprit, il jettera les bases du néo-français caractérisé par une syntaxe et un vocabulaire typiques du langage parlé et par une orthographe plus ou moins phonétique. Dans les dernières années de sa vie, il reconnaîtra l’échec de ce projet. Il admettra aussi que la télévision, par exemple, ne semblait pas avoir eu l’effet négatif sur la langue écrite qu’il craignait. Il collabore à la revue La Critique sociale de Boris Souvarine (ainsi qu'au Cercle communiste démocratique fondé par ce dernier[8]), puis au quotidien L'Intransigeant[9].
En 1933, il publie son premier roman, Le Chiendent, qu’il construisit selon ses dires comme une illustration littéraire du Discours de la méthode de René Descartes[6]. Ce roman lui vaudra la reconnaissance de quelques amateurs qui lui décernent le premier prix des Deux Magots de l'histoire. Suivront cinq romans d'inspiration autobiographique (qu'il alterne avec ses poèmes) : Les Derniers Jours (1936), Odile (1937), Chêne et chien (1937 ; entièrement écrit en vers), Les Enfants du limon (1938) et Un rude hiver (1939).
Il n'aborde pas le roman sans se préparer. Il est grand admirateur de Gustave Flaubert et notamment son Bouvard et Pécuchet (1881), avec qui il partage la même dilection ricanante pour la « bêtise » humaine, les idées reçues et les conventions de la vie sociale. Trouvant un plaisir acide à les montrer, il a étudié les moyens propres à « boucler » un roman, à lui donner un mouvement circulaire, soit fermé sur lui-même comme dans Le Chiendent, soit ouvert sur l'avenir comme dans Les Derniers Jours ou Odile[6].
Après avoir été journaliste pendant quelques années et avoir fait plusieurs petits métiers, Queneau entre en 1938 aux éditions Gallimard où il devient lecteur, traducteur d'anglais, puis membre du comité de lecture. Il est nommé en 1956 directeur de l'« Encyclopédie de la Pléiade ». Parallèlement, il participe à la fondation de la revue Volontés et commence une psychanalyse.
C’est avec Pierrot mon ami, paru en 1942, qu'il connaît son premier succès. En 1946 est publiée sa traduction du roman de George du Maurier, Peter Ibbetson. En 1947 paraît Exercices de style, un court récit décliné en une centaine de styles. Ces Exercices de style lui furent inspirés par L'Art de la fugue de Jean-Sébastien Bach, lors d’un concert auquel il avait assisté, en compagnie de son ami Michel Leiris, et qui avait fait naître en lui l'envie de développer différents styles d’écriture[10]. L'auteur le présente comme un pur passe-temps rhétorique, mais où l'invention et la cocasserie ont libre cours de manière provocante. Un cabaret de Saint-Germain-des-Prés l'adapte en spectacle et le succès vient brusquement à l'auteur[6].
La même année, afin d'éviter la censure, il publie On est toujours trop bon avec les femmes, sous le double pseudonyme de Sally Mara, une prétendue romancière irlandaise[11], et Michel Presle son traducteur. Et en 1950 un second ouvrage sous les mêmes pseudonymes, Journal intime, pour lequel il reçoit le prix Claire-Belon[12].
À la Libération, il fréquente Saint-Germain-des-Prés. Son poème Si tu t’imagines, mis en musique par Joseph Kosma à l’initiative de Jean-Paul Sartre, est un des succès de la chanteuse Juliette Gréco. D’autres textes sont interprétés par les Frères Jacques. Il écrit des paroles pour des comédies musicales, des dialogues de films dont Monsieur Ripois, réalisé par René Clément, et aussi le commentaire du court métrage d’Alain Resnais, Le Chant du styrène. Il réalise et interprète le film Le Lendemain.
Il publie de nouvelles chroniques fantaisistes de la vie de banlieue : Loin de Rueil (1944) et Le Dimanche de la vie (1952) dont le titre est emprunté à Georg Hegel[réf. nécessaire] et qui s'ouvre sur un exergue de ce philosophe[6]. Un roman plus expérimental, Saint-Glinglin (1948), rassemble des textes publiés séparément depuis 1934.
Queneau est un auteur concerté, adepte de philosophie comme de mathématiques, qui parait s'abandonner aux hasards de l'inspiration afin de mieux donner le change. L'humoriste cache un « philosophe » désabusé, un peu amer et pessimiste[6]. Amoureux des sciences, Raymond Queneau adhère à la Société mathématique de France en 1948. Il s’évertue à appliquer des règles arithmétiques à la construction de ses œuvres, à la façon de la méthode lescurienne « S + 7 » : prendre un texte, n'importe lequel, prendre un dictionnaire, n’importe lequel, généraliste ou thématique, et remplacer tous les substantifs dudit texte par d’autres substantifs trouvés dans le dictionnaire choisi et situés sept places plus loin ou sept places avant par rapport à la place initialement occupée par le substantif à remplacer (ou qu’il aurait occupée s’il y figurait). En 1950, il publie un texte d’inspiration scientifique, Petite Cosmogonie portative.
Il publie également cette année-là un recueil théorique d’études critiques, Bâtons, Chiffres et Lettres. Il y insiste sur le fait qu'on ne saurait être romancier sans avoir et instaurer une technique, que rien, dans le roman, ne devrait être laissé au hasard. Le romancier doit se montrer rigoureux, soucieux d'architecture et de construction, avoir une volonté inflexible de composition. Il faut en même temps que ces multiples soucis soient invisibles pour que l'œuvre ne semble pas avoir d'autres nécessité que naturelle, mais cette « nature » est, en définitive, un effet de l'art[6].
Toujours en 1950, il entre comme Satrape du Collège de 'Pataphysique, et est élu à l’Académie Goncourt en 1951.
En 1959 paraît Zazie dans le métro qui s'ouvre par l’expression « Doukipudonktan ! » (D'où qu'il pue donc tant !) Le succès de ce roman surprit Queneau lui-même et fit de lui un auteur populaire. Une adaptation au théâtre par Olivier Hussenot et au cinéma par Louis Malle suivront.
À la suite d’un colloque en (une décade de Cerisy intitulée « Raymond Queneau et une nouvelle illustration de la langue française »), dirigé par Georges-Emmanuel Clancier et Jean Lescure, il fonde en avec François Le Lionnais un groupe de recherche littéraire, le Séminaire de littérature expérimentale (Selitex) qui allait très vite devenir l'Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle). L'Oulipo fut dans un premier temps une sous-commission du Collège de 'Pataphysique. Sa soif de mathématiques combinatoires s'étanchera aussi à la coupe de l’Ouvroir qui accueille, entre autres, le « père » de la théorie des graphes, Claude Berge. Raymond Queneau publie également deux articles de recherche mathématique en combinatoire, une note en 1968 aux Comptes rendus de l'Académie des Sciences de Paris[13], et un article sur le même sujet en 1972 dans le Journal of Combinatorial Theory[14].
Quant à l'Oulipo, il aura une grande descendance, plus ou moins sécessionniste, avec d’autres ouvroirs comme l'Oupeinpo, l'Ouvroir de tragécomédie potentielle (Outrapo), l'Oubapo, etc.
Avec Cent mille milliards de poèmes (1961), Raymond Queneau réussit un exploit tant littéraire qu’éditorial. C’est un « livre-objet » qui offre au lecteur la possibilité de combiner lui-même des vers de façon à composer des poèmes répondant à la forme classique du sonnet régulier : deux quatrains suivis de deux tercets, soit quatorze vers. « Cent mille milliards » est le nombre de combinaisons possibles calculé par Queneau : « C’est somme toute une sorte de machine à fabriquer des poèmes, mais en nombre limité ; il est vrai que ce nombre, quoique limité, fournit de la lecture pour près de deux cents millions d’années (en lisant vingt-quatre heures sur vingt-quatre). ».
Le roman Les Fleurs bleues (1965), nouveau succès public, illustre l’apologue du penseur taoïste chinois Tchouang-tseu se demandant s’il est Tchouang-Tseu rêvant d’un papillon ou un papillon rêvant qu’il est Tchouang-Tseu. Il s'ouvre sur un mot de Platon[6]. Il poursuit son œuvre poétique avec Courir les rues, Battre la campagne et Fendre les flots. Une histoire modèle (1966) est un essai inachevé se voulant un traitement mathématique de l'Histoire[6], écrit durant l'Occupation et inspiré du mathématicien et architecte français du XVIIe siècle Girard Desargues[15]. Le Vol d'Icare, 1968, s'ouvre sur un vers d'Ovide[6].
Raymond Queneau meurt le [16]. Il est inhumé au cimetière ancien de Juvisy-sur-Orge. Son épouse, Janine née Kahn, est décédée en 1972. Leur fils est Jean Marie Charles dit Jean-Marie Queneau, peintre, graveur et éditeur.
Une partie importante des manuscrits de Raymond Queneau est aujourd'hui conservée par la bibliothèque municipale du Havre. Ce fonds, constitué à partir de 1991, contient de nombreux manuscrits, des œuvres romanesques et poétiques, des correspondances, des peintures de l'auteur.
Influence
L'influence de René Guénon sur Raymond Queneau
Raymond Queneau était un lecteur assidu et attentif de l'œuvre de René Guénon qu'il avait découvert en lisant en 1921 l'Introduction générale à l'étude des doctrines hindoues[17]. À partir de cette date et jusqu'à la fin des années 1920, Queneau avait lu tous les livres et les articles de Guénon[18] et a eu aussi une brève correspondance avec lui.
Romanciers
En plus de son admiration foncière pour Homère, il a cité ses pères spirituels : James Joyce, Louis-Ferdinand Céline, Charles Péguy et, dans une moindre mesure, Marcel Proust. Il a puisé en eux : le souci d'exprimer une action dans la durée (le roman est essentiellement un temps qui se déroule), la nécessité de se forger un instrument à soi et un langage (surtout Joyce et Céline). Comme Joyce, il a voulu créer des néologismes et qui pourtant correspondent seuls à ce qu'il veut exprimer. Céline lui a donné envie de porter un coup mortel au langage conventionnel (littéraire dégénérant parfois en langage académique). Il dénonce une police du langage, formée par les études, les humanités, la lecture des classiques et des grands écrivains d'antan. Devant tout nouvel auteur, elle dresse des interdits et formule des tabous. Contre cette convention du langage littéraire, Queneau exalte la perpétuelle invention, jaillissante, du langage parlé, près de la réalité, émotionnel et viscéral. Il acclimate de nouveaux mots, savoureux et pittoresques, forgés par le « populaire » et appartenant parfois à l'argot. Il désarticule la syntaxe, la rapprochant du langage oral. IL s'essaie à écrire les mots tels qu'ils sont prononcés. Toutefois, il ne pousse pas sa révolution jusqu'à vouloir susciter des obstacles à une communication fondée sur quelques bonnes habitudes. Son objectif est de la rendre au contraire plus facile, naturelle et vraie[6].
Postérité
Ce côté concerté de l'art l'a paradoxalement fait passer pour une sorte de mandarin, amateur de jeux intellectuels. Sous l'apparent laisser-aller de ses romans, sous leur humour et leur cocasserie, on pressentait trop l’existence d'intentions invitant à une lecture sur un autre plan, dans d'autres dimensions. Par un aspect ou un autre, ses ouvrages « échappaient » au lecteur. Zazie dans le métro n'est pas moins chargé de ces intentions et il n'est pas sûr que ses milliers de lecteurs les aient toutes remarquées. Mais le mouvement qui emporte l'action est cette fois plus visible et entraîne avant même qu'on ait eu le temps de s'alarmer ou s'interroger. Alors que seuls les lecteurs chevronnés de l'auteur peuvent s'arrêter à celles-ci, un vaste public peut en le lisant se laisser aller à goûter un plaisir simple, grâce au pittoresque des personnages, au déroulement d'une logique aberrante mais impitoyable des situations, surtout grâce à des expressions du langage populaire qui ont immédiatement fait florès[6].
Cela dit, la critique le considère comme un cas dont la résolution nécessiterait une longue exégèse, qui a déjà été tentée. On peut en effet se demander si son œuvre se pose en négation de la littérature, ou sa dérision, ou encore un monument exagérément littéraire. Ces trois thèses peuvent être étayées d'arguments de force égale. En tous cas, il est certain qu'en cette occurrence, il n'est pas fait de la littérature un usage innocent. Il se trouve au cœur des problèmes agitant notre époque concernant les rapports entre la littérature et la vie, entre l'expression et la communication. S'il a trouvé une solution pour lui-même, il la tient, malgré ses explications, soigneusement cachée. C'est sûrement ce qui confère à cette œuvre une allure paradoxalement ésotérique[6].
Œuvres
Les Œuvres complètes sont éditées aux éditions Gallimard dans la collection « Bibliothèque de la Pléiade ».
Romans
- Le Chiendent, 1933, Prix des Deux Magots.
- Gueule de pierre, 1934.
- Les Derniers Jours, 1936.
- Odile, 1937.
- Les Enfants du limon, 1938.
- Un rude hiver, 1939.
- Les Temps mêlés (Gueule de pierre II), 1941.
- Pierrot mon ami, 1942.
- Loin de Rueil, 1944.
- On est toujours trop bon avec les femmes, 1947 (sous les pseudonymes de Sally Mara et de Michel Presle).
- Saint-Glinglin, 1948.
- Journal intime, 1950 (sous les pseudonymes de Sally Mara et de Michel Presle).
- Le Dimanche de la vie, 1952.
- Zazie dans le métro, 1959.
- Œuvres complètes de Sally Mara, 1964
- Les Fleurs bleues, 1965.
- Le Vol d'Icare, 1968.
Poésies
- Chêne et chien, 1937.
- Les Ziaux, nrf, 1943.
- Bucoliques, nrf, 1946
- Analyse logique, 1947.
- L'Instant fatal, nrf, 1948
- Maigrir, 1948.
- Petite Cosmogonie portative, nrf, 1950
- Si tu t'imagines, nrf, 1952
- Cent mille milliards de poèmes, nrf, 1961.
- Le Chien à la mandoline, nrf, 1965.
- Courir les rues, 1967.
- Apprendre à voir, 1968.
- Battre la campagne, 1968.
- La Limace, 1968.
- Avec le temps, 1968.
- Fendre les flots, 1969.
- Morale élémentaire, 1975.
Essais et articles
- Traité des vertus démocratiques, manuscrit de 1937, édité pour la première fois en 1993.
- Bâtons, Chiffres et Lettres, première édition en 1950, réédition revue et augmentée dans la collection idée nrf Gallimard, 1965, 370 pages avec table des matières.
- Pour une bibliothèque idéale, 1956.
- Entretiens avec Georges Charbonnier, nrf, 1962.
- Bords. Mathématiciens, précurseurs, encyclopédistes, illustrations de Georges Mathieu, 1963. — recueil d'articles et de textes divers[15].
- Une histoire modèle, 1966. — essai inachevé sur l'Histoire[15].
- Le Voyage en Grèce, 1973. — recueil d'articles publiés dans les années 1930 et 1940 sur des sujets divers. Il est assez peu question de la Grèce, le titre est une référence au voyage de rupture de 1932[21].
Divers
- En passant, 1944, théâtre.
- Exercices de style, nrf, 1947.
- Un conte à votre façon, 1967, publié dans Les Lettres nouvelles puis republié en 1981 dans Contes et propos[22], considéré comme le premier livre-jeu[23].
- Journal 1939-1940, 1986.
- Journaux 1914-1965, 1996.
- « Sur les suites s-additives », Journal of Combinatorial Theory 12 (1972), p. 31-71.
- Connaissez-vous Paris ?, 2011.
- La Légende des poules écrasées, texte théâtral publié dans Le Magazine littéraire no 523, .
- Monsieur Phosphore, pièce de théâtre inachevée écrite en 1940, illustrations de Jean-Marie Queneau, 2021.
- Ma vie en chiffres, illustrations de Claude Stassart-Springer, 2022.
Traductions
- Le Mystère du train d'or d'Edgar Wallace, avec sa femme Janine, sous le nom de Jean Raymond, 1934.
- Impossible ici (It Can't Happen Here) de Sinclair Lewis, 1937.
- The Wine Menagerie de Hart Crane in revue Mesures n°3, 15 juillet 1939. Repris dansThe Wine Menagerie, Trois traductions par Raymond Queneau, François Tétreau et Jean-Baptiste de Seynes), S'Ayme à bruire, 2024.
- Vingt ans de jeunesse de Maurice O'Sullivan.
- Peter Ibbetson de George du Maurier, 1946.
- L'Ivrogne dans la brousse (The Palm wine drinkard) d'Amos Tutuola, 1953.
- La Strada, film de Federico Fellini, 1954 (adaptation française des dialogues)
- Certains l'aiment chaud (Some Like it Hot), film de Billy Wilder, 1959 (adaptation française des dialogues)
Correspondances
- Correspondances Raymond Queneau - Élie Lascaux, Verviers, Temps Mêlés, (126 p.)
- Une correspondance Raymond Queneau - Boris Vian, Les Amis de Valentin Brû, no 21, 1982 (48 p.)
- Raymond Queneau et la peinture, Jean Hélion, Les Amis de Valentin Brû, nos 24-25, 1983 (100 p.)
- Raymond Queneau et la peinture, II, Enrico Baj, Les Amis de Valentin Brû, no 26, 1984 (50 p.)
- Raymond Queneau et la peinture, IV, Élie Lascaux, Les Amis de Valentin Brû, 1985 (88 p.)
- 30 lettres de Raymond Queneau à Jean Paulhan, Revue de l'association des amis de Valentin Brû, 1986 (102 p.)
- Lettres croisées, 1949-1976 : André Blavier, Raymond Queneau, présentée et annotée par Jean-Marie Klinkenberg, Bruxelles, Éditions Labor, 1988 (387 p.)
Filmographie
- En , le cinéaste Pierre Kast réalisa Arithmétique (leçon d'arithmétique de 8 minutes donnée par Raymond Queneau avec mise en évidence du zéro, l'une des découvertes les plus importantes de l'esprit humain, et du nombre gogol, le 1 suivi de cent zéros.)
- Queneau a collaboré à la rédaction des dialogues et/ou du scénario de Monsieur Ripois (René Clément, 1954), de La Mort en ce jardin (Luis Buñuel, 1956), d'Un couple (Jean-Pierre Mocky, 1960), de La Cité de l'indicible peur (Jean-Pierre Mocky, 1964) et de Le Dimanche de la vie (Jean Herman, 1967).
- À la demande d'Alain Resnais, Queneau rédigea le commentaire de son court métrage Le Chant du styrène, sorti en 1958.
- Il a interprété le rôle de Georges Clemenceau dans le film Landru de Claude Chabrol, sorti le . Une longue séquence est consacrée à l'écrivain dans l'émission de Jean-Pierre Pagliano Le Bon Plaisir de Claude Chabrol (France Culture, ).
Adaptations de son œuvre
Au cinéma
- 1960 : Zazie dans le métro, d'après le roman éponyme publié l'année précédente, film français de Louis Malle.
- 1967 : Le Dimanche de la vie, d'après le roman éponyme publié en 1952, film français de Jean Herman.
- 1971 : On est toujours trop bon avec les femmes d'après le roman éponyme publié en 1947, film franco-italien de Michel Boisrond.
À la télévision
- 1979 : Pierrot mon ami, d'après le roman éponyme publié en 1942, téléfilm français de François Leterrier, avec Jacques Dutronc dans le rôle de Pierrot.
Au théâtre
- 1949 : Exercice de style, mis en scène par Yves Robert.