Fracture de Segond
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Décrite pour la première fois par le docteur Paul Segond en 1879[1], après une série d’observations autopsiques, la fracture de Segond est associée, dans 75 à 100 % des cas, à l’arrachement du ligament croisé antérieur (LCA) et, dans 60 à 70 % d’entre eux, à une lésion du ménisque interne. Elle peut également s’accompagner d’une lésion des structures postérieures du genou.
À l'occasion de sa découverte, Segond signale l'existence d'une « bande nacrée », oubliée depuis lors, redécouverte en 2012 en France[2], en 2013 à l'hôpital universitaire de Louvain (nl)[3], et renommée par ses nouveaux auteurs « ligament antéro-latéral (en)[4] ».
Un rare traumatisme en miroir de la fracture de Segond a également été décrit : la fracture de Segond inversée, qui se produit par avulsion de l’extrémité tibiale du ligament collatéral tibial (LCT) ou ligament latéral interne (LLI) dans l'ancienne nomenclature, accompagnée de l’arrachement du ligament croisé postérieur (LCP) et d’une lésion du ménisque interne[5].
Mécanisme
La fracture de Segond est le résultat caractéristique d’une rotation forcée interne du tibia sur un genou en varus. La fracture de Segond inversée est également causée par une rotation en force, mais, comme son nom l’indique, par une rotation externe et sur un valgus.
D’abord considérée comme résultat exclusif d’une avulsion du tiers médian du ligament latéral externe (LLE), des recherches plus récentes ont montré que la fracture de Segond est aussi en relation avec l’insertion de la bandelette ilio-tibiale (BIT) et du ligament semi-lunaire externe.