Françoise-Charlotte de Saint-Nectaire
claveciniste et compositrice française
From Wikipedia, the free encyclopedia
Françoise Charlotte de Saint-Nectaire, ou de La Ferté-Senneterre, dame de Menetou, souvent dite Mademoiselle de Menetou[1], est une claveciniste et compositrice française née en 1679 et morte le au château de La Ferté.
estampe publiée par Antoine Trouvain. Paris, BnF.
| Marquise |
|---|
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Activités | |
| Famille | |
| Père | |
| Mère | |
| Parentèle |
| Propriétaire de | |
|---|---|
| Mouvements | |
| Instrument |
Biographie
Françoise-Charlotte de Saint-Nectaire est la fille de Henri-François de Saint-Nectaire, duc de La Ferté-Senneterre (fils du maréchal Henri de La Ferté-Senneterre), et de Marie Isabelle Angélique de la Mothe-Houdancourt (fille de Philippe de La Mothe-Houdancourt). Le , elle joue du clavecin devant Louis XIV au cours d'un concert chez la Dauphine[2],[3]. En 1691, elle devient la plus jeune compositrice à avoir ses œuvres publiées par l'imprimeur royal, Christophe Ballard. Plusieurs gravures de la fin du XVIIe siècle sont censées la représenter, dont un « portrait en mode »[4] réalisé d'après un dessin de Robert Bonnart daté de 1695[5] et une planche publiée chez Antoine Trouvain, la figurant en train de jouer du clavecin.
Le , elle épouse le marquis François-Gabriel Thibault de La Carte (1637-1721), premier gentilhomme de Philippe d'Orléans (1640-1701) et l'un de ses favoris d'après Saint-Simon[6]. Elle lui apporte le titre de marquis de la Ferté. Saint-Simon, volontiers caustique, raconte que Françoise-Charlotte de la Ferté « avait un peu rôti le balais [menait une vie libertine, débauchée] […] et commençait à monter en graine[7] ». De ce mariage naît un fils, Louis-Philippe Thibault de La Carte, marquis de La Ferté-Sénectère (1699–1780), plus tard colonel du régiment de la Marche et père d'Henri-François Thibault de la Carte de la Ferté-Sénectère. Le marquis meurt le [8].
En , elle épouse en secondes noces Jean-François-Gustave de Malortie, marquis de Boudeville[9], nommé maréchal de camp en 1745 et mort en 1747, dont elle n'a pas d'enfant.
François Couperin lui dédie une pièce de son Second livre de pièces de clavecin (1716) : La Menetou (rondeau du septième ordre, en sol).
- Anonyme (XVIIe siècle), Mlle de Mennetoud, marquise de La Carte, à sa toilette, estampe, château de Versailles.
Œuvres
- Airs sérieux à deux par Mademoiselle de Menetou, Paris, Christophe Ballard, 1691. Les paroles sont écrites par divers auteurs, dont Gaspard III de Fieubet[10]. Florilège :
- Aymez de sornaus (voix et clavecin) ;
- De toutes les heures (voix et clavecin) ;
- Folies d'Espagne (clavecin) ;
- Gavottes (clavecin) ;
- J'ay pour tous bien une musette (voix et clavecin) ;
- Menuete (clavecin) ;
- Les olivettes (clavecin) ;
- Sans crainte dans nos prairies (voix et clavecin).