Fran Lebowitz
écrivaine américaine
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Frances Lebowitz, dite Fran Lebowitz, est une auteure et actrice américaine, née le à Morristown (New Jersey).
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Frances Ann Lebowitz |
| Nationalité | |
| Formation |
Morristown High School (en) |
| Activité | |
| Période d'activité |
1978 - |
| Parti politique | |
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| Distinction |
Metropolitan Life (d) |
Elle est parfois considérée par des journalistes comme une Dorothy Parker moderne[1].
Biographie
Jeunesse et vie personnelle
Originaire d'une famille juive, Fran Lebowitz a fréquenté l'école juive jusqu'à l'âge de 15 ans, au Centre juif de Morristown[2]. Elle se considère comme athée depuis l'âge de 7 ans[3]. Fran Lebowitz est ouvertement lesbienne[4] et est considérée comme une figure importante de l'intelligentsia new-yorkaise[5].
Début de carrière et publications
Dans les années 1970, elle déménage à New York, où elle exerce divers emplois avant d'être recrutée par Andy Warhol pour son journal Interview, où elle tient la rubrique « I cover the waterfront »[5]. Elle y travaille jusqu'en 1981[6], année où elle rejoint Mademoiselle. Pendant cette période, elle publie ses deux premiers essais, Metropolitan Life (1978) et Social Studies (1981)[7].
En 1995, elle publie son premier roman jeunesse, Mr Chas & Lisa Meet the Panda[6]. Par la suite, elle est confrontée à ce qu'elle appelle le « writer's blockade »[6] et commence la rédaction du roman Exterior Signs of Wealth[8].
Entre 2001 et 2007, elle joue un rôle récurrent dans la série télévisée New York, police judiciaire[9],[5].
Carrière et médiatisation
En 2010, Martin Scorsese réalise le documentaire Public Speaking, diffusé sur HBO[10]. En 2021, il réalise à nouveau une mini-série sur Netflix, Fran Lebowitz : Si c'était une ville... (Pretend It's a City)[5].
Son nouvel ouvrage, initialement prévu pour 2004 dans Vanity Fair[11], est annoncé pour aux États-Unis[12]. Début 2021, il n'est toujours pas publié, Fran Lebowitz souffrant d'un blocage à l'écriture, bien qu'étant une lectrice assidue[5]. En , les lecteurs francophones découvrent son ouvrage The Fran Lebowitz Reader, traduit sous le titre Pensez avant de parler, lisez avant de penser (éditions Pauvert).
Style et image publique
Peu portée sur la technologie, elle ne possède pas de téléphone portable mais se tient informée en lisant les éditions du week-end du New York Times[13]. En 2007, le magazine Vanity Fair la classe parmi les femmes les mieux habillées de l'année[14]. Elle est connue pour son style caractéristique : veste de costume portée sur une chemise[15].
Influence du Sida
Dans les années 1980, une grande partie de ses amis gays meurent du sida. Lebowitz a décrit l'impact des années de cette pandémie sur la culture américaine, soulignant le vide culturel laissé par la disparition d'une génération d'artistes et d'intellectuels talentueux, qui non seulement produisaient de l'art, mais faisaient également partie du public qui soutenait cette culture[16]. Elle explique dans une interview :
« What is culture without gay people? This is America, what is the culture? Not just New York. AIDS completely changed American culture... And with AIDS, a whole generation of gay men died practically all at once, within a couple of years. And especially the ones that I knew. The first people who died of AIDS were artists. They were also the most interesting people... The knowing audience also died and no longer exists in a real way... There's a huge gap in what people know, and there's no context for it anymore. (« Qu'est-ce que la culture sans les homosexuels ? Nous sommes en Amérique, quelle est la culture ? Pas seulement à New York. Le sida a complètement changé la culture américaine... Et avec le sida, toute une génération d'homosexuels est morte pratiquement d'un seul coup, en l'espace de quelques années. Surtout ceux que je connaissais. Les premiers à mourir du sida étaient des artistes. C'étaient aussi les personnes les plus intéressantes... Le public connaisseur est également mort et n'existe plus vraiment... Il y a un grand vide dans ce que les gens savent, et il n'y a plus de contexte pour cela. »). »
En 1987, Lebowitz publie un article dans le New York Times intitulé The Impact of AIDS on the Artistic Community (« L'impact du sida sur la communauté artistique »)[17].
Ouvrages
- (en) Metropolitan Life, Dutton, , 177 p. (ISBN 978-0-525-15562-1)
- (en) Social Studies, Random House, , 168 p. (ISBN 978-0-394-51245-7)
- (en) The Fran Lebowitz Reader, Vintage Books, , 333 p. (ISBN 978-0-679-76180-8)
- (en) Mr. Chas and Lisa Meet the Pandas, Knopf, , 60 p. (ISBN 978-0-679-86052-5)