Fran Zwitter

historien slovène From Wikipedia, the free encyclopedia

Fran Zwitter, né à Bela Cerkev en Basse-Carniole le et mort le à Ljubljana, est un historien slovène. Il s'est principalement consacré à l'histoire moderne et contemporaine des pays slovènes.

Naissance
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Bela Cerkev (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
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LjubljanaVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Bela Cerkev (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
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Fran Zwitter
Biographie
Naissance
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Bela Cerkev (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
LjubljanaVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
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Nationalités
Formation
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Enfants
Matjaž Zwitter (d)
Anja Dular (d)
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Autres informations
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Biographie

Carrière

Fran Zwitter est né à Bela cerkev, en Basse-Carniole (en Slovénie actuelle), le . Il passe son baccalauréat en 1924 à Novo mesto puis poursuit des études d'histoire à l'université de Ljubljana et à celle de Vienne. Il soutient en 1929 sa thèse à l'université de Ljubljana, sur les anciennes villes de Carniole et la bourgeoisie. Il séjourne à Paris de 1930 à 1932[1], grâce à une bourse. S'intéressant à l'histoire économique et sociale, il y lit les premiers numéros des Annales d'histoire économique et sociale et travaille aux Archives nationales sur les sources relatives aux provinces illyriennes[2].

Fran Zwitter est professeur d'histoire au lycée classique de Ljubljana de 1933 à 1938 avant d'entrer à l'université de Ljubljana comme maître de conférences[1]. Il y devient professeur des universités en 1945, la préside de 1952 à 1954 puis est son vice-président de 1954 à 1956[3], tout en dirigeant son département d'histoire. Il y devient professeur émérite en 1977[4].

Il est président de l'Association historique de Slovénie de 1948 à 1966, premier président de l'Union des associations historiques de Yougoslavie de 1954 à 1956 et président du Comité national yougoslave pour les sciences historiques de 1969 à 1976. Membre de l'Académie slovène des sciences et des arts (associé en 1953, régulier en 1958), il est membre associé de l'Académie yougoslave des sciences et des arts de Zagreb en 1961 puis entre à l'Académie serbe des sciences et des arts de Belgrade en 1970[4].

Activités politiques

De convictions libérales, Fran Zwitter n'est pas un partisan de l'unité des peuples regroupés au sein de la Yougoslavie[1]. Pendant l'occupation italienne de la Slovénie, il est arrêté par les autorités italiennes en puis déporté en Italie en . Il ne revient en Slovénie qu'après l'armistice de Cassibile de . Il rejoint alors le mouvement de résistance contre l'occupation allemande appelé Front de libération nationale, dominé par le Parti communiste de Slovénie, bien que lui-même n'adhère pas au communisme[3].

Caché dans le maquis, il devient directeur de l'Institut scientifique auprès du Comité exécutif du Front de libération du peuple slovène, chargé de justifier les revendications territoriales slovènes. Ensuite, de 1945 à 1948, il est expert sur la question des frontières au ministère des Affaires étrangères yougoslave et participe à ce titre à la conférence de paix de Paris[3].

Historien de la Slovénie

S'il soutient une thèse d'histoire médiévale, Fran Zwitter se tourne ensuite vers l'époque moderne[2]. Il publie en 1938 une étude sur la population dans les pays slovènes depuis le XVIIIe siècle dans laquelle il introduit pour la première fois dans l'historiographie slovène des méthodes statistiques et sociologiques[1].

Auteur de nombreuses études sur la question nationale slovène du XVIIIe siècle au XXe siècle, il fait paraitre en 1953 et en 1959 la première synthèse sur l'histoire de la Slovénie aux XVIIe et XVIIIe siècles. En 1960, pour le XIe congrès international des sciences historiques de Stockholm, il publie avec deux autres historiens yougoslaves un ouvrage en français sur les problèmes nationaux dans la monarchie des Habsbourg[4]. Il rédige aussi plusieurs études sur les provinces illyriennes, nourries par les sources lues lors de son séjour parisien[5].

Fran Zwitter meurt le à Ljubljana[1].

Publications principales

Ouvrages personnels

  • (sl) Starejša kranjska mesta in meščanstvo : inavguralna disertacija, Ljubljana, Leonova družba, , 76 p.
  • (sl) Prebivalstvo na Slovenskem od XVIII. stoletja do današnjih dni, Ljubljani, Učiteljska Tiskarna, , 112 p.
  • (sl) Koroško vprašanje, Ljubljana, Akademski Založbi, , 32 p.
  • Les origines de l'Illyrisme politique et la création des provinces illyriennes : Articles parus dans le Monde slave (avril.-juin 1933), Dijon, , 91 p. (lire en ligne).
  • (en) To destroy nazism or to reward it ? : An aspect of the question of slovene Carinthia, Belgrade, Yugoslav Institute for international Affairs, .
  • (de) Die Kärntner Frage, Klagenfurt, Celovec, , 62 p.
  • (sl) O slovenskem narodnem vprašanju, Ljubljana, Slovenska matica, , 502 p..
  • Les Provinces illyriennes : cinq études. Édition conçue et préparée par Alain Jejcic, Éditions SPM, coll. « Collection de l'Institut Napoléon » (no 6), , 218 p. (ISBN 978-2-901952-74-9, lire en ligne Accès limité)[6].

Ouvrages collectifs

  • Fran Zwitter, Jaroslav Šidak et Vaso Bogdanov, Les problèmes nationaux dans la monarchie des Habsbourg, Belgrade, Comité national yougoslave des sciences historiques, , 148 p.

Prix et distinctions

  • Prix Kidrič (plus haut prix scientifique de Slovénie) en 1975[4].
  • Prix Avnoj (plus haut prix scientifique de Yougoslavie) en 1985[4].
  • Mélanges : (sl) Zwittrov zbornik: ob stoletnici rojstva zgodovinarja dr. Frana Zwittra (1905-1988), Zveza zgodovinskih društev Slovenije, coll. « Zbirka Zgodovinskega časopisa », (ISBN 978-961-91431-5-5).

Notes et références

Voir aussi

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