France Mémoire

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Fondation
Type
Service, administration publique généraleVoir et modifier les données sur Wikidata
Objectif
« Le service des anniversaires et commémorations historiques. »
France Mémoire
Logotype de France Mémoire
Histoire
Fondation
Prédécesseur
Cadre
Type
Service, administration publique généraleVoir et modifier les données sur Wikidata
Objectif
« Le service des anniversaires et commémorations historiques. »
Pays
Langue
Organisation
Directeur
Yves Bruley (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Protecteur
Organisation mère
Site web

France Mémoire est un service de l'Institut de France dont la mission est de référencer les commémorations nationales et anniversaires historiques.

Ce service a été créé le à la suite de la signature d'une convention entre le ministère de la Culture et l'Institut de France, en accord avec le président de la République Emmanuel Macron. Il succède à l'ancienne Mission aux commémorations nationales, qui relevait alors exclusivement du ministère de la Culture.

Jusqu'en 2018, la Mission aux Commémorations nationales était assurée par les Archives Nationales. Elle dressait chaque année la liste des anniversaires à célébrer au nom du Ministère de la Culture[1]. Cette liste était validée par le Haut comité des Commémorations nationales, institué par arrêté du [1]. En 2011, à la suite d'une polémique autour de la célébration de l'écrivain Louis-Ferdinand Céline, qui a collaboré pendant la guerre, le service est renommé « Commémorations nationales »[2].

En 2018, une nouvelle polémique éclate après le choix de la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, de retirer Charles Maurras des commémorations prévues. Dix des douze membres du comité chargé de sélectionner les anniversaires, dont les historiens Jean-Noël Jeanneney et Pascal Ory, avaient alors démissionné, expliquant ne plus pouvoir « siéger avec, en permanence, la menace soit de la censure, soit de l'auto-censure »[3],[4].

Pour sortir de cette crise, il a été décidé de confier cette mission à l'Institut de France, une institution « placée sous la protection du président de la République mais indépendante de l'État »[3]. La mission France Mémoire est créée en [2]. Elle propose chaque année à tous une liste de commémorations, que le pouvoir exécutif peut suivre, ou non : ainsi, en 2022, « s’il a commémoré Napoléon cette année, Emmanuel Macron n’a ainsi pas souhaité honorer la Commune de Paris »[3],[5].

France Mémoire produit pour chaque date anniversaire proposée des contenus historiques et pédagogiques qui sont disponibles en libre accès sur son site web[6]. Elle précise « constituer aussi une source d'information en référençant d'autres initiatives »[6].

Activités

Tous les ans, France Mémoire établit le calendrier des cinquante principales dates anniversaires (cinquantenaires, centenaires et leurs multiples), sur « des personnalités, des œuvres ou des événements marquants de toute l'histoire de France »[2].

Pour accomplir sa mission, France Mémoire s'appuie sur les cinq académies composant l'Institut : Académie française, Académie des sciences, Académie des beaux-arts, Académie des sciences morales et politiques et Académie des inscriptions et belles-lettres. Depuis sa création, France Mémoire est dirigé par l'historien Yves Bruley[7]. Selon lui, l'idée s'est imposée comme une évidence de « recréer un service dans une structure publique mais indépendante des gouvernements successifs »[2] et donc à l'abri des vicissitudes de la vie politique ou du calendrier des élections. L'Institut s'est révélé « la solution la plus naturelle pour relancer cette instance », car avec l'Institut, il n'y aura plus « de liste de commémorations historiques qui donnait aux gens l'impression que l'État voulait leur imposer une version officielle de l'Histoire ». Il précise que les événements retenus sont moins nombreux et que le mot « anniversaires historiques », plus neutre, est utilisé à côté de celui de « commémorations » qui recouvre des réalités très diverses. Si l'immense majorité des sujets fait consensus, certains divisent et ne doivent pourtant pas être écartés de la mémoire nationale, du fait même des débats qu'ils provoquent. France Mémoire se veut donc un lieu « ouvert au débat historique »[6].

Liste des commémorations par année

Références

Voir aussi

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