Francis Blanchard

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Décès
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MorgesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Francis Joseph Camille BlanchardVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Francis Blanchard
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Fonctions
Préfet
Directeur général de l'Organisation internationale du travail
Biographie
Naissance
Décès
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Nom de naissance
Francis Joseph Camille BlanchardVoir et modifier les données sur Wikidata
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Francis Blanchard, né à Paris le , d’une mère au foyer et d’un père inspecteur de la Compagnie des wagons-lits, et mort à Morges le [1],[2], est un diplomate français.

Il a été directeur-général du Bureau international du Travail qui est le secrétariat général de l'Organisation internationale du Travail.

Elève au lycée Louis-le-Grand, Francis Blanchard est licencié de la faculté de droit et des lettres de Paris. Après être ressorti diplômé de l’école libre des sciences politiques, il effectue son service militaire le et mobilisé au 106e bataillon de l’air à Bordeaux de 1939 jusqu’à sa démobilisation le en qualité de sous-lieutenant d’aviation de réserve.

Attaché à la résidence générale de France en Tunisie en 1940, il devient attaché à la direction du service social des camps de guerre avec comme affectation le camps de Gurs dans lequel il est domicilié et les renseignements d’ordre politique précise « apparaît très dévoué à la cause Gouvernementale », d’après les enquêtes réglementaires effectuées par des inspecteurs de police, spécialement habilités à cet effet, sur les candidats au concours de chef de Cabinet de préfet du , selon la circulaire n° 180 du ministère de l’intérieur élaborée à Vichy le , transmises par le ministère de l’intérieur au préfet régional à Clermont-Ferrand par courrier fait à Vichy le .

La circulaire correspondante édicte que « les candidats admis à concourir seront des jeunes hommes appartenant à l’élite et dignes d’entrer dans la carrière préfectorale rénovée ». Cette lettre dont l’objet est « concours pour l’emploi de chef de Cabinet de préfet » énonce qu’« avant les épreuves orales du concours pour l’emploi de Chef de Cabinet de Préfet, il vous serait peut-être agréable d’avoir quelques renseignements sur les Candidats qui doivent subir les épreuves orales du 2 au 5 Décembre prochain. J’ai l’honneur de vous adresser, ci-joint, les notices concernant chacun des candidats admissibles et contenant tous les renseignements confidentiels, recueillis au cours des enquêtes qui ont été faites sur eux. »

La note du à l’attention de Monsieur le Directeur de l’Office Français d’Information indique que pour les candidats résidant en zone libre, Clermont-Ferrand est le lieu des épreuves écrites, les inscriptions seront reçues du au à Vichy au ministère de l’Intérieur, à la Direction du Personnel, du Matériel et de la Comptabilité (Ier Bureau) chargée de la gestion du concours et que les candidats reçus au concours seront affectés, soit à l’Administration Centrale, soit à des postes de l’Administration Préfectorale.

La note du préfet régional de Clermont-Ferrand à Monsieur le recteur de l’académie de Clermont-Ferrand du demande une mise à disposition, le prochain, de la salle des Fêtes de la Cité Universitaire, pour le Concours de Chef de Cabinet de Préfet.

La convocation datée du au concours détail que les épreuves écrites auront lieu à la Cité Universitaire de Clermont-Ferrand située 11, rue d’Amboise avec une dissertation le matin sur un sujet d’ordre général et un rapport l’après-midi sur un sujet de Droit Public. Une chambre mise gratuitement à disposition, Francis Blanchard logera pour 02 nuits des 14 et à l’hôtel de l’Avenue au 76, Avenue Charras à Clermont-Ferrand.

La circulaire n° 245, faite à Vichy en date du , du ministère de l’Intérieur de la Direction du Personnel du Matériel et de la Comptabilité (Ier Bureau) à Messieurs les Préfets précise que « Les épreuves du concours pour l’emploi de Chef de Cabinet de Préfet, qui s’était ouvert le dernier, ont pris fin le . La liste d’admission de 20 candidats a été publiée. 189 candidats avaient pris part, le , tant à PARIS qu’à VICHY, aux épreuves écrites du concours. Les 189 candidats avaient été admis à prendre part aux épreuves écrites après que des enquêtes très approfondies aient été effectuées tant sur leur éducation, leur moralité, que sur leurs aptitudes professionnelles en ce qui concerne ceux qui étaient déjà dans l’Administration. 51 ont été retenus pour prendre part aux épreuves orales ; l’admissibilité à ces épreuves a donc opéré une sélection sérieuse parmi les nombreux candidats à l’écrit. Les candidats qui ont été déclarés admissibles aux épreuves écrites présentent donc toutes les garanties désirables tant au point de vue moral, qu’au point de vue intellectuel. Ils sont susceptibles de constituer des collaborateurs très utiles afin d’occuper des postes pour lesquels il n’est pas possible de vous désigner un titulaire, en raison des circonstances actuelles, ou pour lesquels il n’est pas prévu qu’ils seraient pourvus d’un fonctionnaire de l’Administration Préfectorale. Je vous serais reconnaissant de m’indiquer les postes que vous pourriez offrir à ces candidats soit directement dans les Services de votre Cabinet, soit dans les Services du Cabinet de vos collaborateurs, soit à titre de chargé de mission auprès de l’Intendant de Police ou auprès de l’Intendant des Affaires Economiques. Vous voudriez bien me préciser la nature du poste offert et la rémunération qui lui est attachée. Ces candidats, par leur admissibilité à un concours difficile, ont montré de réelles qualités ; ils se représenteront vraisemblablement à un prochain concours. Ils semblent pouvoir, en attendant rendre les plus précieux services dans votre Préfecture. » (Cote aux Archives départementales du Puy-de-Dôme : 901 W 266.)

Francis Blanchard est affecté au dans le Cabinet du ministère de Lucien Romier, ministre d’Etat dans le gouvernement Laval VI, jusqu’à la démission de celui-ci le . Sous-chef de bureau, le . Administrateur civil (3e), le . A la disposition du ministère des affaires étrangères, détaché à l’organisation internationale pour les réfugier à Genève, le . Lors de la disparition de cette dernière, il participe à la création de deux autres organismes internationaux, le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés et le Comité intergouvernemental pour les migrations européennes. Administrateur civil (2e), le . Détaché chef-adjoint de la section de la main d’œuvre de division au bureau international du travail, le , où il participe aux premières activités de coopération technique de l’OIT dans le domaine de la formation professionnelle et de la main d’œuvre, financées par les Nations-Unies et l’Organisation européenne de coopération économique (OECE). Il en devient le chef de division le . Administrateur civil (1re), maintenu dans ses fonctions, le . Il est nommé sous-directeur général, le . Il se voit alors confier la responsabilité générale des activités de coopération technique de l’OIT. Préfet (3e) hors cadre, 1/, titularisé. En service détaché au bureau international du travail à la disposition du ministre des affaires étrangères, le , en qualité de sous-directeur général, le . Francis Blanchard est nommé directeur général adjoint, le , responsable des activités de coopération technique et des opérations menées sur le terrain. Il assume le contrôle de deux des nouvelles grandes missions de l’OIT, à savoir la fourniture d’une assistance technique aux pays en développement et la planification de la décentralisation des activités de l’OIT.

En , le conseil d’administration le nomme directeur général en remplacement de Wilfred Jenks. Durant son mandat, il doit faire face à une importante crise financière interne, liée au retrait des Etats-Unis de l’organisation de 1977 à 1980. Pendant cette période, l’OIT perd environ un quart de son budget de fonctionnement habituel. Il quitte l’OIT, en 1989, après 38 années de service au sein de l’Organisation.

Préfet honoraire en 1977. Membre du conseil du Centre d’étude des revenus et des coûts (1989-95), du Haut conseil de la population et de la famille (1990), du Conseil économique et social (1989-95). Président du Comité du dialogue social pour les questions européennes et internationales (1999-2004). Maire adjoint de Gex.

Membre de la Fondation européenne des droits de l’homme.

Docteur honoris causa des universités de Bruxelles, du Caire, de Manille et de Séoul.

Le , il a été nommé Compagnon honoraire de l'Ordre d’Australie (AC), la plus haute distinction civile australienne, « en reconnaissance de ses services rendus à l'humanité ».

En 1990, il reçoit la bourgeoisie d'honneur de la Ville de Genève[3].

Publication

Notes et références

Liens externes

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