Francisco Hernández
médecin et naturaliste espagnol
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Francisco Hernández de Toledo, né en 1515[1] dans La Puebla de Montalbán près de Tolède et mort le [2] à Madrid, est un médecin et un botaniste espagnol.
| Protomedico Indes (d) | |
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| à partir du | |
| Directeur Francisco Hernández Expedition (1570-1577) (en) | |
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| Médecin royal (d) Philippe II | |
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| Naissance | |
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| Abréviation en botanique |
F.Hern. |
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Biographie
Il étudie la médecine à l'université d'Alcalá et exerce plusieurs années à Tolède et à Séville. Il exerce ensuite dans les hôpitaux du Monastère de Guadalupe, une fonction prestigieuse et bien payée. Il retourne à Tolède vers les années 1565 mais est bientôt transféré comme médecin à la cour royale.
De formation scientifique, il consacre beaucoup d'énergie à l'histoire naturelle et traduit l’Histoire naturelle de Pline l'Ancien (23-79). Il possède une solide formation intellectuelle et scientifique, et une mentalité ouverte aux nouveautés. Il critique notamment Nicolas Monardes (v. 1493-1588), qui rédige son œuvre en étudiant simplement, sans se déplacer, les plantes qui sont apportées par les voyageurs espagnols. Pour Hernández, il convient d’étudier la nature directement, in natura. Il est choisi par Philippe II pour diriger une expédition scientifique en Amérique et notamment en Nouvelle-Espagne. Hernández se voit offrir 60 000 ducats pour organiser son voyage. Par ordre royal du , le roi le nomme protomédico general de nuestras Indias, islas y tierra firme del mar Océano. Hernández est chargé de la réalisation d'un journal de ses découvertes en suivant le modèle de l’Histoire naturelle de Pline.
Il part en , avec son fils, et débarque en à Veracruz. Durant trois ans, il parcourt l'Amérique centrale mais ses notes sur ses observations ne nous sont pas toutes parvenues. L'expédition comprend un géographe, des peintres, des botanistes, des médecins indigènes. À partir de jusqu'à son retour en Espagne en 1577, Hernández habite à Mexico où il constitue sa collection, étudie les pratiques médicales locales ainsi que l'archéologie. Il rapporte avec une collection considérable de plantes séchées ou non (représentant 2 500 espèces), 38 volumes de dessins et de notes dont trois écrits en nahuatl, langue des Aztèques, ainsi qu’environ 600 spécimens d’animaux ou des minéraux.
Il meurt avant de voir paraître son œuvre. Compte tenu du coût de celle-ci, Philippe II charge un éditeur napolitain, Nardi Antonio Recchi, d'en publier une version abrégée. Les originaux conservés dans la bibliothèque de l'Escurial ont disparu, sans doute détruits lors de l'incendie de 1671. Nous ne connaissons donc que des bribes, parfois mal sélectionnées ou retranscrites, de cette œuvre immense. Des retards (l'éditeur meurt prématurément) permettront une parution abrégée en 1615 puis plus complète en 1651.
Hernández décrit 230 espèces d'oiseaux, mais les illustrations, perdues, manquent et rendent leur détermination très délicate. Heureusement, il cite systématiquement les noms en nahuatl souvent encore en usage aujourd'hui.