Né en 1871 dans l’ancienne province de Madrid (aujourd’hui Communauté de Madrid)[1], Francisco Hernández Mir officiait à la fin des années 1890 comme directeur du quotidien sévillan La Monarquía (1898), tout en collaborant parallèlement à la revue satirique Barcelona Cómica et à d’autres publications périodiques[2]. En 1894, il publia Farrucos y gallinas. Impresiones de un viaje a Melilla (littér. Fanfarons et pleutres. Impressions d’un voyage à Melilla), compilation des lettres qu’il avait jusqu’en décembre de cette année envoyées au journal sévillan El Porvenir tandis qu’il accompagnait le corps expéditionnaire du général Chinchilla depuis l’embarquement de celui-ci à Malaga[3]. De 1921 à 1926, il couvrit les campagnes militaires espagnoles dans le Maroc espagnol pour le compte du journal La Libertad, puis l’auteur, à qui Francisco Cuenca a voulu reconnaître un « style agile et dégagé, et plein d’aménité », recueillit ses impressions et reportages sur la guerre au Maroc dans une série d’ouvrages, dont Del desastre al fracaso (littér. Du Désastre à l’échec), La tragedia del cuota (littér. la Tragédie du cuota — c’est-à-dire de l’exemption de service militaire contre paiement, qui permettait aux classes aisées de se soustraire à la conscription)[4] et Del desastre a la victoria 1921-1926 (en trois tomes)[5].
Sous la Seconde République, il assuma, sous la bannière du Parti républicain radical[6], la fonction de gouverneur civil des provinces d’Albacete et d’Almería[7]. Il est décédé en 1956[8].