Franciscus Despringher
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Franciscus Despringher, également francisé en François De Springher ou désigné sous la forme De Springer, né à Belle le 27 janvier 1623 et mort en 1688, est un poète et chroniqueur flamand de France. Il est principalement connu comme l'auteur de Den Belle-brand, chronique rimée consacrée à l'histoire de la ville de Belle, aujourd'hui Bailleul, et notamment à ses incendies.
Belle, aujourd'hui Bailleul
| Alias |
François De Springher, De Springer |
|---|---|
| Naissance |
Belle, aujourd'hui Bailleul |
| Décès |
| Langue d’écriture | flamand, néerlandais |
|---|---|
| Mouvement | littérature flamande de France |
| Genres |
chronique rimée |
Œuvres principales
Den Belle-brand
Son œuvre constitue une source locale importante pour l'histoire de Bailleul et de la Flandre française au XVIIe siècle.
Biographie
Franciscus Despringher naît à Belle, ville flamande des anciens Pays-Bas espagnols, le 27 janvier 1623[1]. Les informations biographiques disponibles restent limitées. Il est surtout connu par son œuvre, qui témoigne d’un fort attachement à sa ville natale et à la mémoire des désastres qui l’ont frappée.
Il meurt en 1688.
Den Belle-brand
Son œuvre principale, Den Belle-brand, of het kort begrip van de voorvallen der stad Belle (van haeren oorsprong af tot heden), peut se traduire par L’Incendie de Belle, ou court récit des événements de la ville de Belle, depuis son origine jusqu’à aujourd’hui. Elle est rédigée en flamand ou en néerlandais régional et prend la forme d’une chronique rimée.
Une édition imprimée paraît à Bailleul chez H. Vanneufville en 1854, d’après une copie établie par L. B. Waeyenburg[2] Une réédition moderne, publiée en 1989 à l’initiative de la ville de Bailleul, comporte une traduction intégrale de R. Ostyn et une préface de C. Moeyaert.
La notice bibliographique de la DBNL indique que le titre de l’œuvre renvoie aux nombreux incendies urbains qui traversent le récit historique et précise que quatre copies de cette chronique sont parvenues à la postérité.
Contenu
Les Annales du Comité flamand de France décrivent Den Bellebrand comme une chronique d’environ 800 vers, divisée en trois parties : la première consacrée à l’incendie de Belle du 8 mai 1681, la deuxième à l’histoire et à l’ancienneté de Bailleul, et la troisième à des événements ou malheurs particuliers liés à cet incendie.
La chronique évoque aussi plusieurs épisodes antérieurs de l’histoire de la ville, notamment les guerres, les occupations, les incendies, les épidémies et les destructions subies par Belle. Elle présente l’histoire locale dans une perspective religieuse et morale, mêlant récit historique, lamentation poétique et prière.
Le texte mentionne en particulier l’incendie du couvent des Capucins, où des habitants avaient déposé des biens pour les protéger des pillages. Despringher indique y avoir lui-même perdu une partie de ses biens.
Réception et postérité
Au XIXe siècle, l’œuvre de Despringher attire l’attention des érudits flamands de France. Les Annales du Comité flamand de France indiquent que la chronique jouissait d’une grande réputation auprès des compatriotes de l’auteur et qu’elle contenait « quelques beaux passages »
Dans Les Flamands de France, l’auteur souligne la force poétique du passage où Despringher ramène le lecteur sur les ruines fumantes de la ville après l’incendie, maison par maison, pour évoquer les victimes et déposer une prière auprès des morts[3].
L’œuvre est aujourd’hui citée comme une source pour l’histoire de Bailleul et pour la littérature flamande de France.
Œuvre
Den Belle-brand, of het kort begrip van de voorvallen der stad Belle (van haeren oorsprong af tot heden), Bailleul, H. Vanneufville, 1854.
De Bellebrand : l’incendie de Belle ou court récit de l’histoire de la ville de Belle, depuis son origine jusqu’à aujourd’hui, réédition avec traduction intégrale de R. Ostyn et préface de C. Moeyaert, Torhout, Flandria Nostra, 1989.