Franck Marlin

homme politique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Franck Marlin, né le à Orléans (Loiret), est un homme politique français. Membre des Républicains, il est député de l'Essonne de 1995 à 2020 et maire d'Étampes de 1995 à 2017 et depuis 2020.

PrédécesseurBernard Laplace
Élection18 juin 1995
PrédécesseurGérard Lefranc
Faits en bref Fonctions, Maire d’Étampes ...
Franck Marlin
Illustration.
Franck Marlin en 2010.
Fonctions
Maire d’Étampes
En fonction depuis le
(5 ans, 8 mois et 17 jours)
Prédécesseur Bernard Laplace

(22 ans, 1 mois et 26 jours)
Élection 18 juin 1995
Réélection 11 mars 2001
9 mars 2008
23 mars 2014
Prédécesseur Gérard Lefranc
Successeur Jean-Pierre Colombani
Conseiller général de l’Essonne

(1 an, 2 mois et 29 jours)
Élection 28 mars 2004
Circonscription Canton de Méréville
Prédécesseur Philippe Allaire
Successeur Guy Crosnier
Député français

(24 ans, 7 mois et 24 jours)
Élection 10 décembre 1995
Réélection 1er juin 1997
16 juin 2002
10 juin 2007
17 juin 2012
18 juin 2017
Circonscription 2e de l’Essonne
Législature Xe, XIe, XIIe, XIIIe, XIVe et XVe (Cinquième République)
Groupe politique RPR (1995-2002)
app.UMP (2002-2015)
app.LR (2015-2020)
Prédécesseur Xavier Dugoin
Successeur Bernard Bouley
Conseiller régional d’Île-de-France

(3 ans, 8 mois et 29 jours)
Élection 22 mars 1992
Circonscription Essonne
Président Michel Giraud
Biographie
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Orléans (France)
Nationalité Française
Parti politique RPR (jusqu’en 2002)
UMP (2002-2015)
LR (depuis 2015)
Site web franckmarlin.com
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Biographie

Origines et vie familiale

Franck Marlin naît le à Orléans[1].

Études et formation

Il est diplômé du baccalauréat professionnel avec spécialité « Encadrement en bases de plein air et de loisirs » en 1986.

Carrière professionnelle

En 1986, après avoir effectué son service militaire à la base aérienne 217 de Brétigny-sur-Orge, Franck Marlin devint chef de cabinet du président du conseil général de l'Essonne Xavier Dugoin puis directeur de cabinet jusqu’en juillet 1991. En 1992, il fut élu président de la base de plein air et de loisirs d'Étampes[2].

Carrière politique

Franck Marlin commence sa carrière politique par le cabinet du président du conseil général de l'Essonne Xavier Dugoin en 1986. Lors des élections régionales de 1992, il est présent sur la liste conduite par Michel Giraud mais n'est pas élu. Il remporte cependant le siège de président de la base de plein air et de loisirs d'Étampes[2]. Il accède, par le jeu des démissions[C'est-à-dire ?], au mandat de conseiller régional le puis lors des élections municipales de 1995 il remporte la commune d’Étampes, tenue depuis 1977 par un maire communiste avec 55,89 % des suffrages dans le cadre d’une triangulaire avec le Front national[3]. Xavier Dugoin ayant été élu sénateur en septembre, Franck Marlin remporte les élections législatives partielles de 1995 et devient député de la deuxième circonscription de l'Essonne le . Conformément à la règle de non-cumul des mandats, il quitte son siège au conseil régional d'Île-de-France le . Lors des élections législatives de 1997, il est réélu avec 72,22 % des suffrages face au candidat du Front national[4]. En 1999, il crée une controverse en supprimant les aides municipales facultatives aux familles dont les enfants avaient fait l’objet de condamnation pour faits de délinquance[5]. En 2000, il fait partie des huit députés RPR qui votent la prolongation de dix à douze semaines le délai légal autorisant l’interruption volontaire de grossesse[6]. Lors des élections municipales de 2001, il est réélu maire d’Étampes au premier tour avec 63,17 % des voix[7]. Les élections législatives de 2002 lui permettent d’être à nouveau élu avec 64,08 % des suffrages dans la circonscription contre un adversaire communiste, l’ancien maire d’Étampes[8]. Pour les élections cantonales de 2004, il se présente dans le canton de Méréville où il est élu avec 53,82 % des voix toujours face à un communiste[9] et conserve son siège jusqu’au malgré la règle de non-cumul des mandats. Lors des élections législatives de 2007, il est une nouvelle fois réélu avec 54,99 % des voix au premier tour[10]. Les élections municipales de 2008 lui permettent de conserver son mandat de maire, sa liste étant réélue au premier tour avec 70,89 % des suffrages[11]. En 2008, Franck Marlin adhère au Parti radical[12] et se déclare candidat pour conduire la liste UMP lors des élections régionales de 2010[13]. En 2009, Franck Marlin est le seul député UMP à voter contre le retour de la France dans le commandement de l’Otan[14] et vote contre la loi Création et Internet[15], il est en outre réélu à la tête du Siredom, principal syndicat de traitement des ordures ménagères du département[16]. En , à la suite des élections régionales, il entre en conflit ouvert avec son ancien mentor Xavier Dugoin[17]. Lors des élections législatives de 2012, il est réélu député de la deuxième circonscription de l’Essonne avec 58,98 % des voix face à une candidate socialiste[18].

Il soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[19], puis parraine Laurent Wauquiez pour le congrès des Républicains de 2017, scrutin lors duquel est élu le président du parti[20].

Le , il est l'unique député des Républicains à voter la mention de censure déposée l'avant-veille par la gauche dans le contexte de la crise des Gilets jaunes[21].

Synthèse des fonctions politiques

Mandats nationaux

Député de la deuxième circonscription de l’Essonne

Franck Marlin est élu député de la deuxième circonscription de l'Essonne le [22]. Il est réélu le [23], puis le [24], le [22] et le [25].

Au cours de l’année 2010, Franck Marlin n'est présent que deux semaines dans l’hémicycle et ne participa qu’à deux séances en commissions[26], faisant de lui le moins présent à égalité avec François-Xavier Villain[27].

Il est à nouveau élu député de la deuxième circonscription de l'Essonne le . En un an de mandature, il ne se présente que trois fois en hémicycle[26].

Mandats locaux

Conseiller régional d’Île-de-France

Franck Marlin est élu conseiller régional d’Île-de-France le et abandonne son siège le [22], conformément à loi sur le cumul des mandats interdisant à un parlementaire de siéger dans plus d’une assemblée délibérante locale.

Conseiller général de l’Essonne

Franck Marlin est élu conseiller général de l’Essonne dans le canton de Méréville le et abandonne son siège le [22], conformément à la loi sur le cumul des mandats interdisant à un parlementaire de siéger dans plus d’une assemblée délibérante locale.

Maire d’Étampes

Franck Marlin est élu maire d’Étampes le , puis réélu le , le et le [28]. À ce titre, il est délégué au sein de la communauté de communes de l’Étampois[29] et président du syndicat intercommunal pour la revalorisation et l'élimination des déchets et des ordures ménagères (Siredom)[30].

En , Franck Marlin est démis de sa délégation de la politique de la ville de la communauté d'agglomération de l'Etampois Sud-Essonne car celle-ci considère qu'il refuse de travailler avec ses pairs[31].

Le 14 octobre 2025, après sa relaxe, il annonce être candidat aux élections municipales de 2026[32].

Intégrité publique, condamnations et polémiques

Condamnation pour emplois fictifs

Franck Marlin, ancien directeur de cabinet de Xavier Dugoin de 1986 à 1991, fut mêlé à l’affaire des emplois fictifs du conseil général de l'Essonne[33], sa belle-mère, Jacqueline Bernier fut rémunérée vingt mille francs par mois par le conseil général de l'Essonne sans y exercer d’activité réelle entre juillet 1993 et mars 1995, reversant notamment entre août 1993 et mars 1995 191 200 francs à sa fille Janique Marlin et 153 000 francs à son gendre. Pour cette affaire, le couple ayant remboursé 700 000 francs, les poursuites furent abandonnées par le procureur d’Évry[2]. Franck Marlin fut en outre salarié de la SIC et perçut à partir de 1991 vingt-cinq mille francs par mois sans exercer d’activité réelle, ce qui lui valut une demande de levée de l’immunité parlementaire[34] avant d’être mis en examen le pour corruption, trafic d'influence et recel d’abus de biens sociaux[35], affaire pour laquelle il fut condamné en première instance à dix-huit mois de prison avec sursis et trois cent mille francs d’amende pour recel d’abus de biens sociaux[36].

Enquête pour détournement de fonds publics

Le , le journal Mediapart révèle « un système mafieux » mis en place dans la ville d’Étampes depuis les années de mandature de Franck Marlin en tant que maire, et toujours actif après son élection comme député[37].

Le parquet d’Évry-Courcouronnes ouvre en 2021 une enquête « pour détournement de fonds publics, atteinte à la liberté d’accès à un marché public et abus de confiance et faux » à la suite d'un signalement de l’association Anticor[38]. Une perquisition est menée le 18 février 2022 à la mairie d’Etampes[39]. Franck Marlin est placé en garde à vue le 28 février 2024 afin d'être entendu par les enquêteurs de la brigade financière de la police judiciaire de Versailles[40].

Enquête pour abus de confiance et prise illégale d’intérêts

Le 28 mai 2024, il est placé vingt-quatre heures en garde à vue pour une affaire de favoritisme concernant les marchés publics destinés aux fêtes de la ville[41],[42]. Franck Marlin affirme à la presse que le dossier concerne des faits commis par un ancien agent municipal contre qui il compte déposer plainte au nom de la ville. Le parquet annonce que l'enquête se poursuit[43].

Jugement pour détournement de fonds publics

Franck Marlin et son ancien adjoint, Gérard Hébert, qui a travaillé pour la municipalité d'Etampes de 1995 à 2007, sont jugés le 9 septembre 2025 devant le tribunal correctionnel d’Évry-Courcouronnes[44]. La justice leur reproche une indemnité de départ de 25 000 euros versés par le maire à Gérard Hébert. Selon la loi, ce dernier, qui était à l'époque collaborateur du cabinet et non élu, n'avait pas le droit de recevoir cette somme en raison de son statut de contractuel[45]. Le procureur de la République requiert une peine de 12 mois d’emprisonnement avec sursis, une amende de 5 000 € et une peine d’inéligibilité de 5 ans à l’encontre de Franck Marlin. Le jugement mis en délibéré est rendu le 14 octobre[46]. Il est relaxé au bénéfice du doute[47]. Mais, quelques jours après, le parquet décide de faire appel[48]. « J’ai un sentiment d’acharnement de la part du procureur. Quand vous êtes écoutés des années, ça vous pourrit la vie professionnelle, ça peut vous casser. Je suis solide, mais ça atteint aussi ma famille. À chaque fois que j’ai été auditionné, on m’a demandé si je serai candidat. Pourquoi ? Là, je me déclare candidat et il y a appel. C’est leur droit, mais est-ce le déclencheur ? » déclare Franck Marlin[49].

Notes et références

Voir aussi

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