Franck Michelin
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Dominique Barjot, Tsuboi Yoshinaru (d) |
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Franck Michelin, né le à Issy-les-Moulineaux, est un historien français, professeur à l'université Teikyō (Tokyo, Japon), chercheur associé au Centre Roland Mousnier de Sorbonne Université et à l'Institut français de recherche sur le Japon à la Maison franco-japonaise.
Il est spécialiste de l’histoire des relations internationales et de celle du Japon contemporain, et notamment des questions militaires, ainsi que des relations entre l’Europe et l’Asie. Il est lauréat de la 32e édition du prix Shibusawa-Claudel[1] et de la 1re édition du prix d’Encouragement à la recherche de l'Académie des sciences d'outre-mer (2015)[2]. Après avoir travaillé pendant sept ans au sein de l’équipe des relations internationales de l’Université Meiji, il est, depuis 2017, professeur au département des sciences économiques de l'université Teikyô. En 2018, il a été élu membre correspondant de l'Académie des sciences d'outre-mer.
Franck Michelin est ancien boursier du gouvernement japonais. Il est titulaire d’un doctorat en histoire contemporaine de l'université Paris-Sorbonne[3], d’un DEA en études japonaises de l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), et d’une maîtrise en histoire des relations internationales de l’université Panthéon-Sorbonne[4]. Sa thèse a été écrite sous la direction des professeurs Dominique Barjot (université Paris-Sorbonne) et Yoshiharu Tsuboi (université Waseda). C’est un ancien étudiant du professeur Kentarō Awaya (université Rikkyō).
Il a enseigné à l'université de Tsukuba (maître de conférences) et à l'université Chūō (chargé de cours) de 2002 à 2005. Il a rejoint le ministère des Affaires étrangères en 2005 et a été envoyé en poste à l’Ambassade de France au Japon en tant que chargé de mission directeur du bureau Campus France pour prendre en charge la promotion de l’enseignement supérieur français dans ce pays. De 2010 à 2017, il a été maître de conférences à l'université Meiji.
Il est, depuis 2017, professeur au département d'économie internationale de l'université Teikyô. Il enseigne également à l'université Sophia (Graduate School of Global Studies), à l'université Aoyama Gakuin, et au centre de recherche sur l'Asie Tōyō Bunko. Il a été également enseignant invité à l'université de Montréal (Centre d'Études asiatiques, 2016) et à Sciences Po Lyon (2019).
En 2015, il est lauréat du prix « Shibusawa-Claudel » pour sa thèse de doctorat. Il s’agit d’un prix décerné par la Fondation Shibusawa Eiichi et organisé par la Maison franco-japonaise et le journal Yomiuri shinbun, ainsi que du prix d’Encouragement à la recherche de l'Académie des sciences d'outre-mer. En 2019, il a publié une version remaniée de sa thèse aux éditions Passés Composés sous le titre La guerre du Pacifique a commencé en Indochine, 1940-1941. Il intervient régulièrement auprès des médias français — notamment sur France Culture — et japonais où il a participé à plusieurs émissions télévisées sur l'affaire Carlos Ghosn.
Publications
- La guerre du Pacifique a commencé en Indochine : 1940-1941, Passés composés, (ISBN 978-2-37933-060-5).
- « Le Japon et le Pacifique : histoire d’une relation complexe », in Sémir Al Wardi, Jean-Marc Regnault, Jean-François Sabouret (eds.), L’Océanie convoitée : Actes des colloques, Papeete, Api Tahiti et CNRS Éditions, 2017, p. 36-49[5].
- « L’occupation du Vietnam par le Japon, point de départ de l’indépendance ? », Dominique Barjot et Jean-François Klein (éds), De l’Indochine coloniale au Viet Nam actuel, Académie des sciences d’Outre-Mer, Magellan & Cie, 2017, p. 415-427[6].
- (en) « The Pacific War started in Indochina : the Occupation of French Indochina and the Route to Pearl Harbor », dans Masaya Shiraishi, Nguyen Van Khanh, Bruce Lockhart (eds.), Actes du colloque international Vietnam-Indochina-Japan relations during the Second World War – Documents and Interpretation (University of Social Sciences and Humanities - Vietnam National University Hanoi, 19 septembre 2015), Waseda University Institute of Asia-Pacific Studies, (ISBN 978-4-902590-71-5), p. 54-59.
- « La Sphère de coprospérité de la Grande Asie orientale : réflexion sur un régionalisme asiatique », in Actes du colloque : Le Dialogue Asie-Europe, XIXe-XXIe siècles, 3 -, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Relations internationales, n° 168, Paris : Presses universitaires de France, , p. 9-28[7].
- « La Puissance navale japonaise : entre histoire glorieuse et présent complexe », Diplomatie, no 33, , p. 75-76[8].
- « Le Japon et le basculement vers le Pacifique, 1940-45 », Article du mois du site du Réseau Asie-Pacifique, CNRS, [9].
- Jean-François Murraciole, Guillaume Piketty (sous la dir.), Encyclopédie de la Seconde Guerre mondiale, Paris : Robert Laffont, collection « Bouquins », 2015 (articles sur le commandement de l’armée japonaise, les plans et la stratégie au Japon, la presse japonaise et les héros de guerre Kawaguchi Kiyotake et Genda Minoru), p. 70-71, 493-494, 683, 1008-1010, 1025-1026.
- Jean-François Klein, Katie Edwards (sous la dir.), « L’opération Meigô : le coup de force japonais du et l’élimination de l’armée française en Indochine », Catalogue de l’exposition Indochine, des terres et des hommes, 1856-1956, Éditions Gallimard, 2014, p. 260[10].
- « Furansu kôtô kyôiku no tokushoku (Tokushû Yôroppa he no ryûgaku) » (Les particularités de l’enseignement supérieur français (Numéro spécial sur les études en Europe), Ryûgaku Kôryû, Nihon gakusei shien kikô (Japan Student Services Organization), vol. 20 no 12, , p. 18-21.
- « Nihon no Nanshin Seisaku to Futsuryō Indoshina: Kenkyū Gairyaku to Hōhōshiron » (L'expansion vers le sud du Japon et l'Indochine française : grandes lignes et méthode), in Ajia Yûgaku, no 98; , Bensey Publishing, p. 72-81[11].in Le Banquet, no 24, , p. 149-163[12].
- « Furansu ni okeru Nihon kingendaishi no dōkō » (L'évolution de la recherche sur l'historie du Japon contemporain en France), in Rekishi to shite no Nihonkoku Kempō. Nempō Nihon Gendaishi, no 11, , p. 243-262[13].
- « Décider et agir. L’intrusion japonaise en Indochine française () » , in Vingtième siècle, no 83, , p. 75-93[14].
- « La rencontre de deux destins : l’expansion vers le sud du Japon et l’Indochine française au mois de », in Ebisu : études japonaises (Maison franco-japonaise), no 30, , p. 5-31[15].
- « Avant l’Irak, le Japon : le protectorat américain », L’Histoire, no 277, , p. 16-17[16].
- « Le Procès des criminels de guerre japonais », L’Histoire, no 271, , p. 54-62[17].