Franklin Servan-Schreiber
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David Servan-Schreiber Édouard Servan-Schreiber (d) |
Franklin Servan-Schreiber est un auteur-entrepreneur, né le à Neuilly-sur-Seine. Depuis , il est CEO et cofondateur de Transmutex SA, une entreprise de technologie nucléaire spécialisée dans la production de radioisotopes médicaux et le traitement des déchets nucléaires.
Franklin Servan-Schreiber est le troisième enfant de Jean-Jacques Servan-Schreiber (fondateur de l’Express) et de Sabine née Becq de Fouquières. Il a trois frères: David (mort en 2011), Émile et Édouard. Il a suivi une double formation en ingénierie électrique et en histoire à l’Université Carnegie-Mellon, aux États-Unis[1].
Carrière professionnelle
Gestion du scandale de l’attribution des Jeux olympiques d’hiver de 2002
En octobre 1998, Franklin Servan-Schreiber devient le directeur de la communication[réf. nécessaire] au Comité international olympique (CIO) à Lausanne, en Suisse[2]. Deux mois plus tard, le éclate le scandale sur l’attribution des JO d’hiver à Salt Lake City, où certains membres du CIO sont accusés de corruption. Cela conduira à la démission de 10 membres du Comité olympique et plusieurs auditions devant le Congrès américain. Franklin Servan-Schreiber a supervisé la gestion de cette crise auprès du président Juan Antonio Samaranch. Afin de reconnaître la place prise dans la gestion de cette crise[3], il est promu en , directeur de la communication et des nouveaux médias du CIO. Il quitte l’organisation en 2001[4] pour se lancer dans l'entrepreneuriat.
Entrepreneur dans le numérique
En 2005, Franklin Servan-Schreiber fonde à Paris la start-up Zoomorama, qui développe Zoomcreator, une application permettant de créer des widgets et des albums photo et vidéo en haute définition avec navigation multi-zoom. En , le magazine économique Red Herring, sélectionne Zoomoroma comme une des 100 start-up les plus innovantes au monde[5]. La société arrête toute activité en , victime de la crise financière de 2009.
Transmutex SA
Face au défi du réchauffement climatique, Franklin Servan-Schreiber cofonde en la société Transmutex SA , inspirée des travaux précurseurs du professeur Carlo Rubbia (prix Nobel de Physique en 1984). La société développe une technologie testée et validée au CERN de Genève[6]. Celle-ci utilise un accélérateur de particules pour initier une réaction de fission dans du combustible à base de thorium, minerai commun et faiblement radioactif[7]. Cette solution promet de réduire la radioactivité des déchets nucléaires à vie longue déjà existants de 300 000 ans à 500 ans, tout en créant de l’énergie décarbonée. Ce projet se heurte toutefois au cadre légal de certains pays, tels que la Suisse, où la construction de nouveaux réacteurs et le retraitement des déchets nucléaires sont interdits[8].
Engagement dans la lutte contre la pollution plastique
Entre 2015 et 2017, Franklin Servan-Schreiber accompagne le développement de l’ONG Race for water, créée en 2010 par Marco Simeoni, afin de sensibiliser l’opinion publique à la pollution plastique dans les océans[9]. Après une période de volontariat, il occupe successivement les fonctions de conseiller stratégique, porte-parole et directeur de la communication[10] dans le cadre du lancement de l’« Odyssée de l’espoir », une expédition de 300 jours autour du monde[11]. Cette initiative visait à effectuer des prélèvements de microplastiques sur les plages et à organiser des conférences dans les villes étapes, notamment aux Nations unies lors de l’escale à New York.
