Frans Walschartz
peintre liégeois (vers 1597-vers 1679)
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Frans Walschartz, ou François Walschartz, né vers - à Liège où il meurt vers -, est un artiste peintre de la principauté de Liège.
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Biographie
François Walschartz est le fils de Marie Rommel et de Frans Walschartz[1], orfèvre dont la famille est originaire d'Anvers[2]. Jules Helbig relate sa jeunesse et ses premières années de formation en ces termes : « Destiné à suivre la profession paternelle, François débuta pour l'étude de l'art comme plusieurs des grands artistes florentins, — dans la boutique d'un orfèvre. C'est son père qui lui donna les premières notions de dessin et de gravure. Cependant, la vocation du jeune homme pour la peinture s'étant manifestée de bonne heure, ses parents prirent la décision de l'envoyer en apprentissage à Anvers, chez un maître de réputation dont le nom n'est pas connu. Mais c'est la vue des œuvres de Rubens qui, à ce qu'il semble, fit surtout impression sur le jeune artiste »[3]. Selon Jean Yernaux, il y aurait même fréquenté l'atelier de Rubens[4], avant de revenir à Liège de 1618 à 1620[5],[6].
Il se rend à Rome vers 1620 où il est l'élève du peintre caravagesque Carlo Saraceni[6],[2],[N 1] et, après la mort de celui-ci, il y aurait fréquenté l'école de Guido Reni, selon le chanoine Henri Hamal[4]. D'après Joseph Philippe, il y aurait également subi l'influence d'Antiveduto Grammatica[2]. Bien qu'il s'imprègne du caravagisme durant son voyage en Italie, tout comme son contemporain Gérard Douffet, il va développer un « style bien caractérisé, différent, en tout cas, de celui de son collègue liégeois »[2].
De retour à Liège en 1626, il y travaille jusqu'en 1646 ; il s'installe à Maastricht de 1646 à 1670[6]. Il revient ensuite à Liège où il meurt vers 1678-1679[6],[2].
Œuvre
Style et techniques artistiques
Walschartz peint principalement des thèmes religieux et c'est « l’un des représentants majeurs de l’école liégeoise de peinture au xviie siècle »[7]. Son style, que Jacques Hendrick défini comme le « réalisme populaire de Walschartz »[8], se caractérise par « une tendance à la représentation fort réaliste des personnages, saisis dans leur spontanéité et leur humanité »[7].
Catalogue et musées
Il est l'auteur d'une Adoration des mages (cathédrale Saint-Paul de Liège)[9], exécutée vers 1620 et provenant de l'hospice du Valdor[10], qui est largement inspirée d'une gravure de Lucas Vorsterman d'après le tableau central du triptyque de Pierre Paul Rubens conservé dans l'église Saint-Jean de Malines[11] (une autre copie du même tableau attribuée à l'artiste est conservée dans l'église Saint-Monulphe de Mechelen-aan-de-Maas[12]) ; une Adoration des bergers de 1626 ornant le maître-autel de l'église Notre-Dame de Foy à Foy-Notre-Dame près de Dinant[13],[14] (composition dont il existe une autre version, de moindre dimension, dans une collection privée)[2] ; une Cène (1626-1650) conservée dans l'église Sainte-Geneviève de Zepperen[15] ; une Nativité (vers 1630) décorant l'autel de l'église Saint-Pierre de Fouron-Saint-Pierre[16] ; une Sainte Famille (1641-1660) visible dans l'église des Capucins à Malmedy[17] et deux Flagellations du Christ conservées dans les musées des Beaux-Arts de Charleroi (de 1650)[18] et de Liège (non datée)[19].
Deux peintures représentant l'Adoration des Mages et l'Adoration des bergers, inspirées de Rubens et provenant de l'église Saint-Antoine de Liège[20],[21], lui ont longtemps été attribuées, bien qu'une étude de 2024-2025 publiée dans le Bulletin du Trésor de Liège conclut que cette attribution « n’est pas recevable » et propose le peintre Jean Taulier comme auteur de ces deux tableaux, actuellement conservés dans les collections du Trésor de la cathédrale de Liège[22].
Galerie
- Adoration des bergers, avant 1679 (huile sur toile ; 126 × 144 cm), collection privée.