Franz Stenzer

personnalité politique allemande From Wikipedia, the free encyclopedia

Franz Stenzer (né le à Planegg et mort le à Dachau) est un communiste allemand qui fut membre du Reichstag et victime du régime nazi.

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Nationalité
Domicile
Faits en bref Député au Reichstag sous la république de Weimar, Naissance ...
Franz Stenzer
Fonction
Député au Reichstag sous la république de Weimar
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Domicile
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique
Lieu de détention
Plaque commémorative.
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Biographie

Après avoir fréquenté l'école primaire dans la ville de Bavière où il est né, il devient cheminot. Pendant la Première Guerre mondiale, il sert comme simple matelot dans la marine impériale, où, s’étant rebellé contre la discipline militaire, il est mis aux arrêts de rigueur pendant un mois[1].

Après la guerre, il travaille à Munich au dépôt ferroviaire I ; c’est là qu’il rejoint le Parti communiste d'Allemagne (KPD) en 1920. Les employés l’élisent au comité d'entreprise et en 1922, il en devient le vice-président. En 1924, il entre à la direction du parti communiste pour le district de Bavière du Sud, et il y travaille principalement dans le département syndical. En 1928-1929, il prend également les fonctions de chef de l'agitation et de la propagande dans l'opposition syndicale révolutionnaire (RGO) en Bavière. Cette fonction lui vaut d’être délégué en 1929 pour un cours à l’École internationale Lénine de l'Internationale communiste à Moscou. Par la suite, il exerce des fonctions au comité central du KPD, telles que la responsabilité du travail syndical régional en tant qu'instructeur ZK. En même temps, il est pour son parti membre du conseil municipal de Munich et, à partir de la fin de 1930, rédacteur en chef de la Neue Zeitung à Munich. En 1932, il acquiert des connaissances supplémentaires pour ses activités politiques à l'Internationale syndicale rouge à Moscou. Lors des élections en novembre 1932, il est élu député de la 26e circonscription (Franconie) en tant que membre de la fraction KPD.

Après l'arrivée au pouvoir des nationaux-socialistes, il commence par se cacher, mais participe, par exemple, à la réunion illégale du comité central du KPD le tenue au Sporthaus Ziegenhals puis, clandestinement, organise dans le sud de l'Allemagne des activités clandestines[1]. Ayant retrouvé sa cachette à Munich, la Gestapo l’arrête le . Après des mois d'interrogatoires et de mauvais traitements, il est assassiné dans le camp de concentration de Dachau le . Selon la déclaration de Himmler dans une lettre adressée au ministre bavarois de l'intérieur, Adolf Wagner, Stenzer est tué d'une balle dans la nuque par un SS-Scharführer lors d'une prétendue tentative d'évasion. La procédure d'enquête contre le Scharführer est abandonnée en décembre 1933, son récit ne pouvant être réfuté. Un rapport médico-légal n'avait pas encore produit de résultat clair. Après la fin de la guerre, l'affaire est à nouveau confiée à des enquêteurs américains, et aucun autre procès n'a lieu[2].

Vie privée

Stenzer est marié et trois filles naissent de son union. Sa femme, retenue en otage depuis , est libérée le lendemain de l’enterrement de son mari. Elle s'enfuit en , d'abord en Sarre, puis à Paris et en en Union soviétique. Pendant les persécutions staliniennes, elle est exclue du KPD en 1937 et emprisonnée jusqu'en 1938. En 1946, elle retourne en Allemagne puis vit en République démocratique allemande (RDA). Elle meurt à Berlin en . Leur fille, Emmi, se marie avec Markus Wolf en 1944 et, en tant que spécialiste de littérature, elle est l'administratrice de la succession de son beau-père Friedrich Wolf[3].

Hommages

Pour les dirigeants du SED, la vie de Franz Stenzer avait été un modèle de combat courageux et inébranlable contre le fascisme et le militarisme. En septembre 1963, Neues Deutschland publia un rapport en trois parties sous le titre Une vie pour la classe ouvrière. Dans les années 1970, un groupe de recherche sur le camp de concentration de Dachau publia sa dernière lettre datée du 24 juin 1933 dans un recueil de documents sur les victimes du camp. En RDA, un « Chant Franz-Stenzer » fut également composé[4].

Son nom est inscrit sur le mémorial en souvenir des 96 membres du Reichstag assassinés par les nazis, construit en 1992[5].

Notes et références

Liens externes

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