Franzalbert Joku, né le et mort le [1], et un militant papou puis diplomate indonésien.
Il est issu d'une lignée de chefs d'un village du peuple autochtone sentani dans le nord de ce qui est alors la Nouvelle-Guinée néerlandaise[1],[2]. Après l'annexion de ce territoire par l'Indonésie au début des années 1960, sa famille et lui fuient la répression indonésienne et s'installent en Papouasie-Nouvelle-Guinée au début des années 1970. Il y travaille comme journaliste, puis comme conseiller auprès du gouvernement en matière de politique étrangère; il est notamment porte-parole du Premier ministre Julius Chan[3].
À la toute fin du XXesiècle il est un membre important du présidium du Conseil papou(en), mouvement qui revendique l'autonomie politique de la Nouvelle-Guinée occidentale (dite aussi Papouasie), jusque'à l'assassinat par les forces spéciales indonésiennes du chef de ce mouvement, Theys Eluay. Franzalbert Joku promeut notamment cette cause auprès du Groupe Fer de lance mélanésien et auprès du Forum des îles du Pacifique. À partir de 2001, il soutient la promesse exprimée par le gouvernement indonésien d'un statut d'autonomie pour la Papouasie, et retourne en Indonésie en 2008. Dès lors, il représente le gouvernement indonésien lors de sommets internationaux, et explique préférer un statut d'autonomie et la prospérité pour la Papouasie au sein de l'Indonésie, plutôt qu'une pleine indépendance dans le court terme[2].