François-Gabriel Bertrand

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PrédécesseurFrançois Durand
Date de naissance
Lieu de naissanceValognes
François-Gabriel Bertrand
Illustration.
Fonctions
Maire de Caen

(22 ans et 15 jours)
Prédécesseur François Durand
Successeur François Roulland
Député du Calvados (1re circonscription)

(5 ans, 10 mois et 27 jours)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Valognes
Date de décès (à 77 ans)
Lieu de décès Bellou-en-Houlme
Nationalité française
Parti politique Tiers parti
Diplômé de Caen
Profession professeur des Universités
Liste des maires de Caen
Liste des députés du Calvados

François-Gabriel Bertrand, né à Valognes le et mort à Bellou-en-Houlme le , est un homme politique. Il est notamment maire de Caen du au . Il est surnommé le Haussmann caennais. Un boulevard porte son nom à Caen depuis le [1].

Il naît le à Valognes dans la Manche. Il fait ses études au collège de la ville. Il en devient professeur suppléant le [2]. Il devient titulaire un an plus tard. Il quitte Valognes pour Caen en 1826 pour enseigner au collège royal (actuel lycée Malherbe)[2]. Il entame des études supérieures à l'université de Caen et est reçu docteur ès lettres le [2]. Il devient alors professeur d'université et obtient la chaire de littérature grecque le . Le , il devient doyen de la faculté des Lettres[2].

En 1831, il épouse la veuve de l’ancien député à la convention Charles Ambroise Bertrand de La Hosdinière, elle est de 16 ans son aînée. Ils résident dans son domaine de 1 100 hectares de Bellou-en-Houlme dans la région de Domfront.

Il est président de la Société des beaux-arts de Caen de 1855 à 1871. À ce titre et dans le cadre de ses mandats de maire, il participe au développement culturel, et notamment musical, de la ville. Il fonde en 1850 un orchestre d'harmonie au service de la Ville, la Musique municipale de Caen. En 1856, il donne un nouvel élan au conservatoire de musique (ancêtre du Conservatoire à rayonnement régional de Caen) en rendant son enseignement gratuit et en ouvrant en son sein des cours d'instruments. Enfin il encourage le développement des orphéons (la Société des chanteurs neustriens, créée en 1847, les Céciliens en 1848, puis le Choral normand en 1864)[3].

Il est fait chevalier de la légion d'honneur le puis promu officier le [2].

Un monument est élevé à sa mémoire au cimetière Saint-Jean[4].

Parcours politique

Il commence sa carrière politique en se présentant le devant les électeurs du canton de la Ferté-Macé dans l'Orne. Au premier tour, il arrive en tête mais un subtil report de voix l’empêche de siéger au conseil général de l’Orne Il entre au conseil municipal de Caen le sous le mandat d'Auguste Donnet[2]. Il prend sa succession le après avoir terminé second lors des élections du . Il doit son poste au préfet qui le propose à la nomination car il le juge capable[5]. Il est réélu conseiller général du canton de Caen-ouest en 1852 avec 1 357 voix sur les 1 380 votants (4 220 inscrits)[2]. Le , il est élu député de la première circonscription du Calvados. Il ne se représente pas en 1869[2].

Le Haussmann caennais

Distinctions

Annexes

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