Après des études à Caen, François-Louis Hébert entre dans la congrégation des eudistes, vouée à l’instruction de prêtres. Il est d’abord professeur de philosophie, puis de théologie, à Domfront, l’une des seize maisons de la congrégation[2]. Progressant dans la hiérarchie de sa congrégation, il est appelé à Paris en 1774[3] pour être coadjuteur du supérieur général Pierre Dumont, grand vicaire de Coutances, puis à la mort de ce dernier en 1788, devient supérieur général de la congrégation[2].
Sous sa conduite, la maison des eudistes de Paris, rue Mouffetard, devient un foyer d’opposition à la constitution civile du clergé et un lieu d'organisation des départs pour l'émigration. Ses sermons jouissent, pour cette raison, d’une affluence qui inquiète, en avril 1791, le président de la section de l'Observatoire, dont dépend cette rue. Interrogé, il s'en tire sans trop de difficultés[4]. Les eudistes sont dissous par décret de l'Assemblée législative du .
Arrêté le [4], il est conduit à la prison des Carmes, où il est tué dès le premier jour des massacres de Septembre[1]. L'exaltation des «martyrs de Septembre» constitua, tout au long du XIXesiècle, un thème commun de l’historiographie catholique et royaliste. Ils sont béatifiés le par le pape Pie XI. François-Louis Hébert est ainsi l'un des trois eudistes à avoir été béatifiés[6].
Notes et références
123Notice François-Louis Hébert, Biographie Michaud, éd. 1857, t. 19, p. 14 (lire en ligne).
123Matthieu Henrion, Histoires des ordres religieux, Bruxelles, Société nationale, 1838, p.295.