François-Marie Bréon
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| Directeur adjoint (d) Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement | |
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François-Marie Bréon, né en 1965, est un physicien-climatologue français spécialisé dans l'utilisation des données satellitaires. Il a contribué au cinquième rapport d'évaluation du GIEC. Il est fréquemment invité dans les médias en tant que spécialiste à l'occasion d'évènements météorologiques extrêmes.
François-Marie Bréon naît en 1965. Il est diplômé de l’École normale supérieure de la rue d'Ulm. En 1989, il soutient un doctorat à l’université Pierre-et-Marie-Curie portant sur la télédétection comme outil de mesure de la température et de l’humidité dans l’atmosphère[1]. Il effectue ensuite des postdoctorats à l'Institut d'océanographie Scripps de l'université de Californie à San Diego (États-Unis) et au Meteorological Research Institute (Japon)[2].
En 1993, il entre au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) où il effectue toute sa carrière. De 2005 à 2012, il est président du Programme national de télédétection spatiale du Centre national d'études spatiales (CNES)[3]. Depuis 2014, il est directeur adjoint du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE) à Paris-Saclay[4].
En 2024, il est titulaire de la chaire annuelle « Avenir commun durable » au Collège de France[2],[5].
Travaux
François-Marie Bréon se spécialise dans le traitement des données satellitaires pour étudier les processus climatiques. Il participe au développement d’instruments de mesure permettant de déterminer la composition de l’atmosphère ou de caractériser l'état de la surface de la Terre. Il s'intéresse également à l’impact des aérosols sur la réflectivité des nuages et au cycle du carbone[2]. En tant que spécialiste de l’observation par satellite, il a largement contribué aux missions POLDER (en), Calipso [6]et PARASOL et est responsable scientifique de la mission MicroCarb dont le lancement a eu lieu en [7].
Il a publié plus de 160 articles dans des revues scientifiques à comité de lecture[3].
Il fait partie des auteurs du groupe 1 du cinquième rapport d'évaluation du GIEC, contribuant notamment à la rédaction du chapitre « Forçages radiatifs naturels et d’origine anthropique »[8].
Activités extra-professionnelles et prises de position publiques
En 2013, suite à la parution du livre, l'Innocence du carbone, qui a été largement critiqué, François-Marie Bréon s'oppose à François Gervais, lui reprochant des erreurs factuelles[9].
En 2022, François-Marie Bréon prend position en faveur de l'énergie nucléaire[10].
François-Marie Bréon est président de l'Association française pour l’information scientifique (AFIS) de 2020 à 2024, et en devient le porte-parole en 2024[2]. Dans ce cadre, il prendra la parole en ce qui concerne les effets de la radioactivité[11],[12].
Distinctions
En , François-Marie-Bréon reçoit le prix François-Arago[13].